Trois semaines d’aventure solidaire au Bénin

Comme chaque année depuis près de dix ans, un groupe d’étudiants et jeunes pros part au Bénin, pour une mission d’animation auprès des enfants d’une paroisse.

Cette année, pour la deuxième fois, nous avons posé notre matériel à la paroisse Saint Paul de Zogbadje, dans la ville de Calavi, située entre Cotonou et la Cité Damien.

L’année a été riche et intense en préparatifs : préparation des ateliers culturels, des animations, récolte de matériel nécessaire aux activités, échanges sur la rencontre interculturelle et découverte de l’équipe qui partagera pendant trois semaines la même maison. Nous sommes sept à partir cette année : Hélène, Yves, Albane, Camille, Michel, Philippine et Clémence.

Dès le départ nous sentons monter un mélange de hâte et d’appréhension, pour ceux dont c’est le premier voyage en Afrique notamment, mais la bonne préparation et la présence « d’anciens » apaise les esprits.

A l’arrivée à l’aéroport de Cotonou, nous sommes tout de suite plonger dans la vie béninoise, la température, le bruit de la ville, la circulation… loin de nos habitudes européennes !

La maison paisible de Calavi dans laquelle nous sommes accueillis nous met instantanément à l’aise, chacun s’installe dans sa chambre, et l’aventure peut commencer : la vie en communauté, les temps d’échange et de partage, et la découverte d’un pays et de sa culture.

Si les animateurs béninois ont eu du mal à s’approprier nos propositions pédagogiques, très différentes des leurs, certains ont vraiment fait l’effort du dialogue et de la confiance réciproque, en étant fidèles aux activités pendant tout le séjour. Grâce à leur présence et à leurs explications, nous avons mieux compris les habitudes éducatives locales et avons essayé de tirer le meilleur de nos façons de faire respectives, dans l’intérêt des enfants.

Partir en voyage solidaire au Bénin est une vraie opportunité pour entrer au cœur de la rencontre interculturelle, pour découvrir ce beau pays, ses paysages, son histoire marquée notamment par l’esclavage et la colonisation, pour faire la connaissance de ses habitants accueillants et toujours heureux de partager leur quotidien.

C’est aussi l’occasion de se rendre compte de l’importance de l’éducation par le jeu et les loisirs. Parfois mises de côté, les activités périscolaires sont pourtant un moyen de s’épanouir et d’apprendre autrement. Faire découvrir aux enfants la lecture, l’esprit d’équipe dans le jeu, la patience et la persévérance dans les activités manuelles est vraiment le point fort de ce séjour. On le répète souvent, car c’est bien vrai : on reçoit beaucoup plus que ce que l’on donne. Partir c’est aussi accepter, avec humilité, que l’Autre que je croyais plus pauvre que moi est en réalité beaucoup plus riche que moi.

 

Clémence Didier

Vivre le Bénin autrement

L’association Centre Damien de Molokaï vous invite à une soirée découverte pour « Vivre le Bénin autrement », le jeudi 12 octobre à la paroisse Saint-Gabriel, dans le 20ème arrondissement de Paris (M° Porte de Vincennes, ligne 1).

Au programme : témoignages des volontaires partis cette année, présentation des nouvelles missions solidaires proposées à la Cité Saint Damien au Bénin, cocktail dinatoire.

La soirée débutera à 20H15 au 81 rue de la Plaine (Paris).

Pour ceux qui le souhaitent, elle sera précédée d’une prière d’action de grâce pour toutes les réalisations et visites reçues, à 19h30 au 81 rue de la Plaine.

Entrée libre. Soirée ouverte à tous ! Venez nombreux et parlez-en autour de vous !

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/events/163709637517127

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Foulée béninoise 2017 : nous avons couru pour construire !

Retour sur notre course solidaire

Le samedi 10 juin 2017, 28 coureurs motivés se sont donnés rendez-vous au Bois de Vincennes, entourés des bénévoles de l’association, de leurs amis et de leur famille, pour la Foulée Béninoise.

Notre course annuelle, pour la 4ème année consécutive, s’est déroulée dans un joyeux climat sportif et convivial. Après un accueil chaleureux, les coureurs ont endossé le t-shirt du Centre Damien, se sont échauffés, et ont parcouru une boucle de 5km dans les sous-bois agréablement ombragés. Les plus courageux l’ont faite deux fois, pour courir 10km ! Chacun avait sollicité ses proches pour sponsoriser son effort, et presque tous ont atteint le seuil de 250€, certains ayant même réussi à lever plus de 1000€ ! Au total, c’est 10 500€ qui seront entièrement reversé au Centre Damien pour continuer la construction de la bibliothèque. Après la course, la remise des prix a récompensé les meilleurs chronomètres mais aussi les meilleurs ambassadeurs du Centre Damien (plus grand nombre de donateurs). Et nous avons terminé par un sympathique pique-nique qui a permis à chacun de faire connaissance. La course a en effet réuni des personnes de plusieurs horizons : association Centre-Damien Luxembourg, lycée Georges Guérin, Coup de Pouce, etc. Tous unis autour du Centre Damien !

Nous vous donnons rendez-vous le samedi 9 juin 2018 pour notre prochaine édition de la Foulée Béninoise !

Foulée Béninoise 2017

Foulée Béninoise 2017

Photos de la Foulée Béninoise 2017

Equiper le potager de Damien !

Depuis quelques mois, nous avons lancé ce qui constitue le volet économique de la Cité Damien : notre potager bio.

Deux objectifs

Prendre en charge une partie de nos frais de fonctionnement, mais également, à travers des jardins potagers, sensibiliser et former les enfants à une agriculture biologique. Beaucoup d’agriculteurs utilisent en effet des pesticides au Bénin, avec, à la clé, une contamination intensive du sol et des produits. Bref, le bio reste peu développé et commence à être recherché par les consommateurs.

Notre souhait

Monter une AMAP qui permettra à des consommateurs locaux de s’engager, de s’investir et de porter avec nous la démarche biologique. Pour nous, après quelques mois d’expérience, c’est aussi une option qui facilitera la vente de nos produits. En effet, en proposant des paniers à 3 000 F ou 5 000 FCFA par semaine, via un abonnement payé à l’avance, nous avons la garantie d’écouler nos produits et d’éviter un maximum de perte-gâchis.

Si les débuts sont prometteurs, il nous faut cependant répondre à la problématique de l’arrosage. Et qui dit arrosage, dit eau.

  • Avoir à l’accès à l’eau, en particulier le soir, à l’heure où le soleil ne tape plus -> cela passe par la réalisation d’un second forage et d’un château d’eau, dédié uniquement à l’activité maraîchère ou l’arrosage des plantes. L’arrosage puise sinon (comme actuellement) dans le château d’eau destiné aux bâtiments. Ce château d’eau se remplissant grâce à une pompe solaire, une fois vidé, il ne donne plus la possibilité d’avoir de l’eau le soir jusqu’au petit matin…
  • Équiper notre potager d’un système de goutte-à-goutte : économiseur d’eau, mais aussi de fatigue pour l’équipe qui assure l’entretien des fruits et légumes.
  • Enfin, ces investissements nous permettront d’élargir notre espace à cultiver pour mieux répondre à la forte demande des consommateurs.

Que de bonnes raisons donc pour nous aider à réunir ces 10 000 € : 50 % pour le forage / 50 % pour l’équipement en goutte-à-goutte. Nous sommes à votre disposition pour répondre à toutes vos questions !

 

 

Nouvelle parution : 40 missionnaires pour une génération

Mariette Levaye Gries est membre active de l’association Centre Damien. Elle nous propose les témoignages de 40 missionnaires des temps modernes, parmi lesquels notre directrice, Domitille Blavot. Des récits qui nous font réfléchir à nos engagements et à la manière dont nous les vivons.

Mariette Levaye-Gries, secrétaire générale des Œuvres Pontificales Missionnaires Missio Luxembourg, et le journaliste Éric Denimal annoncent la sortie du livre «40 missionnaires pour une génération». Fruit d’un travail de plusieurs mois, ce livre propose 40 témoignages de personnes aujourd’hui engagées dans l’Église et dans un rôle missionnaire, œuvrant dans des domaines de service très différents.

Ils sont évêque, prêtre, chanteur, entrepreneur, laïc consacré, mère au foyer ou étudiant. Ils sont 40 témoins, 40 missionnaires au service de l’Évangile. Que ce soit dans une consécration religieuse, au travers d’une activité professionnelle innovante ou au sein même de leur foyer, ils ont tous décidé de mettre le Christ au cœur de leur vie et de faire rayonner son Amour dans le monde. 40 cheminements riches et différents, vécus par des jeunes et des moins jeunes, par des hommes et des femmes de diverses nationalités, par des laïcs et des religieux œuvrant dans des domaines de service très différents. Quel est le rayonnement de l’Évangile aujourd’hui ? Comment l’appel de Dieu se fait-il entendre ? Où s’engager ? Chaque témoin se livre avec simplicité et honnêteté pour dire les doutes, les résistances, les luttes, mais surtout les joies, les espérances et les victoires qui ont jalonné sa réflexion et ses expériences. Laissez-vous rejoindre par ce souffle contagieux de la mission et prêtez l’oreille car, une chose est sûre : il y a un chemin pour chacun !

Les auteurs ont souhaité retranscrire ces témoignages en mettant l’accent sur la spécificité de chacun. L’objectif de ce livre est de montrer la multiplicité des actions et des missions possibles lorsqu’on désire se mettre au service de Dieu et de la proclamation, directe ou indirecte, de l’Évangile !

Le livre peut être commandé auprès de mariette.levaye[at]gmail.com
Prix : 17 €.

Témoignage de Céline : la paroisse de Bréval ambassadrice du Centre Damien !

Céline, de la paroisse de Bréval, nous partage son témoignage et son enthousiasme après son séjour à la Cité Damien.

À l’occasion du voyage au Bénin organisé par la paroisse de Bréval, nous avons eu la joie de visiter le centre Damien pendant les vacances de la Toussaint.

C’est un vrai bonheur de découvrir ce havre de paix et de verdure. Dès les premiers pas, on s’y sent accueilli ; parce que Domitille rayonne de la joie de nous recevoir, parce que c’est beau et que la sérénité qui se dégage des lieux est époustouflante.

Le Père Serge nous conte en détail la genèse de la Cité Damien. On y déambule les yeux écarquillés par tant de travail accompli à la force des bras et conscients du vaste chantier encore à l’œuvre. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, prolonger les merveilles de la création, profiter de cette nature si prolifique pour bâtir un lieu d’épanouissement et de rencontres où les enfants pourront puiser à foison…

Nous découvrons dans les aménagements du potager et les cultures, les multiples astuces qui permettent d’économiser l’eau et de jouer la complémentarité entre les variétés. Nous admirons le soin apporté à toutes les constructions et voyons les premiers murs de la future bibliothèque.

Pour terminer cette journée, nous nous prêtons volontiers à la traditionnelle séance de plantation.

Chacun des visiteurs laisse ainsi son empreinte, avec déjà l’envie de revenir dans quelques temps pour voir comment toutes ces jeunes pousses auront pris leur essor.

À nous, maintenant, de témoigner de cette visite auprès des paroissiens, de nos familles et pour Lydie et moi, d’en parler aux élèves du lycée Georges Guérin pour poursuivre le projet entrepris avec eux depuis un an.

Céline

Galerie :

Voir aussi :

Le potager de Damien

Avis à tous les Cotonois :

concombres, tomates, melons, papayes, fruits de la passion, 100 % bio, sont actuellement à votre disposition ! N’hésitez pas à contacter Le potager de Damien au 95.25.24.07 ! Les livraisons sont effectuées tous les mardis et jeudis à Cotonou, à la Gerbe d’Or (centre ville, marché Ganhi).

Un service de commande en ligne est disponible via cette page :
http://www.centre-damien.com/lepotagerdedamien/.

Pour découvrir la Cité Damien, contactez-nous également. C’est avec joie que nous vous accueillerons sur place, avec possibilité de faire participer les enfants.

Notre activité maraîchère a pour but de fournir une source de revenus à la Cité Damien afin qu’elle puisse subvenir à longs termes à son fonctionnement. Elle vise aussi à développer un réseau autour de la Cité Damien pour permettre le croisement de bonnes volontés, de savoir-faire, et d’enthousiasmes en tous genres, ceci dans un esprit familial. Et elle a bien sûr pour objectif de proposer une alimentation saine aux enfants qui investiront les lieux prochainement 🙂

Soirée annuelle 2016 du Centre Damien de Molokaï

Comme chaque année, le Centre Damien de Molokaï, vous invite à sa soirée annuelle aux couleurs du Bénin :

  • le vendredi 14 octobre à 20h
  • au 37 rue de Picpus – 75012 Paris (métro Bel-Air ou Nation)

 

Programme de la soirée

Cette soirée, préparée conjointement avec les jeunes du groupe de Réseau Picpus partis l’été dernier au Bénin, est ouverte à tous. Elle sera l’occasion de :

  • Découvrir le projet et/ou voir les avancées par rapport à l’année dernière. Et vous le verrez, les choses ont beaucoup bougé!
  • Écouter les témoignages des volontaires partis au Bénin cet été
  • Rencontrer l’équipe du Centre Damien
  • Partager un moment convivial dans une ambiance chaleureuse autour d’un buffet

Vous qui avez soutenu le projet, vous qui souhaitez savoir ce que nous avons fait depuis un an, vous qui êtes intéressé par un prochain voyage solidaire au Bénin, vous qui avez découvert notre démarche et souhaitez contribuer à notre action… Venez nous rencontrer le 14 octobre à l’occasion de notre soirée annuelle !

► Inscrivez-vous à l’événement Facebook et partagez-le avec votre entourage !

Venez nombreux ! Parlez-en à vos amis et venez avec eux !

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Mise à jour après la soirée :

Revoyez la vidéo de retour sur l’année écoulée à la Cité Damien entre octobre 2015 et octobre 2016 (avancée des travaux, lancement de la construction de la bibliothèque, début du potager…)

 

 

Ma maison pour trois semaines !

CDM-Aout2016-771La Cité Damien a pour vocation d’accueillir des volontaires pour quelques semaines à plusieurs mois, selon les disponibilités de chacun. Cette proposition est l’occasion de faire l’expérience de la rencontre, mais aussi de rendre un service tout en s’imprégnant des lieux et du projet. Clara est venue vivre à la Cité Damien au mois d’août, avec Martin et Isabelle. Elle nous fait part de son aventure, avec enthousiasme !

Ce qu’il faut savoir en premier lieu, c’est que ce voyage au Bénin n’était pas du tout prévu à l’origine. J’ai décidé de me laisser embarquer dans l’aventure au dernier moment (billets pris début juillet pour un départ fin juillet), avec une envie de découvrir un nouveau pays (que dis-je, un continent), d’apprendre à connaître de nouvelles personnes, de me rendre utile… en gros, de vivre un été riche. Mais cela signifiait aussi qu’il fallait que je surmonte quelques appréhensions, certaines très personnelles (ceux qui me connaissent savent que les voyages n’ont pas toujours été mon fort…), d’autres plus communes comme la peur de l’Afrique, le fait de ne pas connaître les gens avec qui on part, le palu… Bref, en gros j’étais partante, mais j’attendais de voir. Autant dire que quand je suis arrivée à la Cité Damien en pleine nuit après 20 min de piste hyper cabossée, je n’en menais pas large. Mais où donc allais-je finir ??

Eh bien, j’allais finir dans un lieu magnifique (bon, c’est sûr, à la lumière du jour c’est plus simple de s’en rendre compte), un lieu accueillant, un lieu qui se construit, un lieu d’avenir… et ma maison pour 3 semaines !

La Cité Damien

Ce projet, quand on est à Réseau Picpus (mouvement picpucien des jeunes, qui envoie chaque année des volontaires dans le cadre de la Cité Damien), on en entend parler régulièrement. On aide à le financer avec des concerts, des actions ponctuelles, on court la foulée béninoise… Mais ça reste quelque chose d’abstrait. Vivre sur le lieu permet de mieux comprendre le projet et d’en percevoir toute la richesse. Personnellement, cela m’a permis de réaliser que ce lieu allait être vraiment porteur pour la région (il l’est déjà puisque de nombreux ouvriers y travaillent et que le lieu commence à être connu). IMG_3863J’ai perçu à quel point ce serait un petit paradis pour les enfants. Mais je me suis aussi rendu compte que ce serait un lieu de formation pour les adultes (je ne savais pas) et que le fait d’y créer une communauté de volontaires serait une vraie opportunité pour nous, jeunes Français, d’aller à la rencontre de la culture béninoise dans un cadre porteur.
J’ai mesuré l’ampleur du projet (c’est grand ! ça va être long !) et la charge de travail que cela représentait (le potager commence à donner du fruit, beaucoup de fruits !). D’ailleurs avant d’y travailler trois semaines, je n’avais pas vraiment conscience qu’il y avait un potager, qui permettra à long terme d’être une source de revenus pour le centre et de nourrir les enfants qui y viendront.

Long-terme : pour moi, c’est ça le mot-clé du projet de la Cité Damien. Il faut bien se rendre compte que c’est un projet au long cours, que les choses prennent du temps, qu’il faut s’armer de patience pour voir les fruits de nos actions en France et de tout le travail de Domitille (la directrice !) sur place. Mais ça vient ! Bientôt la chapelle et la bibliothèque vont sortir de terre, ce qui permettra d’accueillir les premiers enfants sur place. Et quoi de plus concret que des enfants, symboles d’avenir, pour donner sens à tout ça ? Car au final, même s’ils ne sont pas encore là, ce sont eux qui sont au centre du projet.

Ce que j’y ai fait

CDM-Aout2016-495En ce moment, le gros du boulot, c’est de s’occuper du potager. Il faut savoir que la terre béninoise est très fertile et que, pour peu que les plantations soient bien arrosées (ce qui est le cas grâce à un système tout neuf), tout pousse très vite ! En l’espace de 3 petites semaines, on est passés de petits plants de concombres à des plantes plus grandes que nous et des concombres dans notre assiette. C’est impressionnant ! Il faut donc régulièrement désherber, mettre des tuteurs, re-désherber, arroser, ramasser les feuilles de teck, mettre de la fiente de poule autour des arbres en guise de terreau (en fait ça ressemble à de la terre…). On n’a pas manqué de travail ! Mais il ne faisait pas trop chaud (28-30 °C) et on était bien dans nos « champs » !

Le principe est aussi d’accueillir tous les gens de passage donc on cuisinait régulièrement pour les membres du groupe Réseau Picpus et pour Serge et ses frères qui venaient régulièrement nous prêter main forte, ce qui a donné lieu à nombre de tablées très conviviales.

Enfin j’ai donné un coup de main au groupe Réseau Picpus un après-midi dans leur mission auprès des enfants de la paroisse à Calavi. J’ai adoré être au contact des petits et les voir profiter de toutes les activités. Ça donne un bon aperçu de ce qui pourra se faire à la Cité dans les prochaines années.

Ma découverte du Bénin et de l’Afrique

Ce voyage a été pour moi une formidable opportunité de découvrir un pays africain. Dès l’aéroport de Cotonou, on est plongés dans le bain… et c’est génial ! Un peu le bazar, mais génial ! J’ai beaucoup aimé découvrir le Bénin et sa culture (les rois d’Abomey, l’esclavage, les effets de la colonisation, son développement depuis la décolonisation…), sa belle nature, ses plages, ses enseignes complètement loufoques, sa circulation routière (faut s’accrocher), les enfants trop mignons !

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L’équipe 2016, avec Macaire, Hervé (le gardien) et sa famille

J’ai surtout trouvé les gens très accueillants. C’est un peu cliché de dire ça mais je m’attendais à des réactions plus mitigées voire à du ressentiment vis-à-vis de nous les yovos (Blancs), or j’ai constaté que nous étions toujours accueillis très chaleureusement, même quand on était freinés par la frontière de la langue (au village notamment). Il a suffi de trois semaines pour créer des liens avec les gens qui vivent et travaillent à la Cité Damien, c’est super, non ? Finalement, c’est étrange à dire mais je ne me suis pas sentie si dépaysée que ça. Je pense que le fait qu’on ait été vraiment bien accueillis y a beaucoup contribué.

Comme vous pouvez le constater, ces trois semaines ont été effectivement très riches et j’encourage chacun à vivre cette expérience ! Domitille vous attend (elle a besoin de main d’œuvre !) et vous accueillera comme elle sait le faire. Et franchement, allez-y sans crainte, on est bien là-bas.

Clara

Une branche luxembourgeoise pour le Centre Damien !

Une association « Centre Damien de Molokaï » vient de se créer au Luxembourg, avec la signature officielle des statuts ce mardi 21 juin 2016 ! Laurent Garric, président, Gwen Wyndaele, trésorier, et Mariette Levaye, secrétaire, sont les initiateurs de cette nouvelle aventure, en lien avec notre association en France et le Centre Damien au Bénin.

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Mariette Levaye, secrétaire

Mariette Levaye, secrétaire

Comment avez-vous connu le Centre Damien ? 

Mariette – J’ai entendu parler du Centre Damien la première fois par Domitille Blavot, qui venait rejoindre en 2009 les OPM à Paris. Une religieuse missionnaire me l’a présentée en disant qu’elle a vécu aussi au Nord Bénin comme volontaire. Un point commun avec moi : le Bénin ! Et la passion pour l’Afrique!

Domitille, par son dynamisme, sa joie de servir Réseau Picpus (mouvement picpucien des jeunes) et sa ténacité à croire en ce beau projet du Centre Damien, a su retenir mon attention et éveiller ma curiosité  pour l’évolution de  ce projet, qui depuis est devenue une très belle oeuvre. Puis j’ai rencontré le P. Serge, tout aussi enthousiaste et contagieux pour ce projet. Je me suis laissée interpeller… Un peu spectatrice pendant  5 ans… je passe à l’action.

Laurent – Pour ma part, j’ai connu le centre Damien en participant à un séjour des volontaires de Réseau Picpus au Benin durant l’été 2015. Les actions de financement menées avant le séjour m’ont sensibilisé aux projets du Centre Damien ; mais c’est surtout le séjour sur place et les visites au Centre Damien qui m’ont fait plonger dans le bain !

Gwen – Et moi, j’ai connu le Centre Damien grâce à Laurent – notre « président luxembourgeois » 😉 – qui est un collègue et un ami depuis plus de 4 ans. Laurent est impliqué dans ce projet depuis quelques années maintenant et il revient toujours avec de belles histoires, qu’il partage avec plaisir. Il a su me donner l’envie de participer à ce beau projet.

Qu’est-ce qui, dans le projet du Centre Damien, vous a particulièrement interpellés ?

Gwen Wyndaele, trésorier

Gwen Wyndaele, trésorier

Gwen – Il s’agit d’une belle initiative humaine, qui va au-delà de ce qu’on pourrait attendre d’un projet humanitaire. Il s’agit évidemment de venir en aide mais, plus encore, il s’agit de partager et de rassembler autour de mêmes valeurs. Et tout ceci semble bien fonctionner, depuis quelques années déjà, ce qui témoigne non seulement de la viabilité de ce projet, mais aussi de son succès passé et de son grand potentiel pour l’avenir.

Mariette – Ce qui m’a surtout touchée dans ce projet, ce fut tout d’abord son but : offrir un lieu d’accueil et d’éveil aux enfants par la culture et le loisir, permettre aux enfant un épanouissement intégral. Une nouveauté et un défi, car d’autres structures pour l’enfance existent au Bénin, mais dans d’autres domaines. Et puis, j’ai été interpelée par ce travail de fond respectant aussi bien la culture et le rythme du pays, les différents engagements de chacun ici en France et au Bénin ; le tout ancré dans la spiritualité de St Damien de Molokaï.

Laurent – Pour moi aussi, le souci d’éduquer les enfants à travers les loisirs. Je pense que les loisirs touchent les enfants et sont un moyen de leur transmettre des valeurs qui peuvent les aider à construire leur vie d’adulte plus tard. Je partage l’idée des fondateurs du Centre Damien pour qui l’avenir de l’ Afrique passe par les enfants.
Et il y a aussi l’aspect interculturel qui est très présent et qui m’a aussi touché. C’est un sujet auquel j’ai été souvent confronté dans ma vie et je suis convaincu que la rencontre de L’autre,particulièrement lorsqu’il appartient à une autre culture, nous enrichit beaucoup. De ce point de vue, Français et Béninois ont beaucoup à apprendre les uns des autres dans le domaine pédagogique.

Laurent Garric, président

Laurent Garric, président

Comment est née l’idée de création d’une association luxembourgeoise pour le Centre Damien ?

Laurent – L’idée a germé petit à petit dans mon esprit lorsque j’ai vu l’intérêt de mes collègues et amis au Luxembourg pour le projet. Ils se sont beaucoup mobilisés lors de la foulée beninoise 2015 et aussi lors de la soirée retour que j’avais organisé après le séjour. Mon employeur m’a également soutenu en m’offrant des vacances et en me payant les frais de séjour. Je me suis alors dit que cet enthousiasme ne devait pas retomber et qu’il fallait saisir ces opportunités pour faire connaître le Centre Damien au Luxembourg.
L’idée de l’association est venue par la suite lorsque nous avions déposé notre candidature pour avoir un stand au marché de Noël 2015 au sein de mon entreprise. La responsable m’avait alors contacté en me disant que notre projet était intéressant mais qu’il fallait être une association luxembourgeoise pour que notre candidature soit retenue. Après en avoir discuté avec Domitille et Serge, on a décidé de créer l’association ! L’engagement de Mariette et de Gwen dans le projet a été déterminant : il faut des personnes motivées pour se lancer dans une telle aventure !

Et vous, Mariette et Gwen, q’est-ce qui vous a motivés pour vous lancer dans l’aventure ?

Mariette – Je suis luxembourgeoise, habitant à Paris, mais je travaille au Luxembourg. Pour moi, c’est une évidence de faire connaître ce beau projet à mes amis et mes connaissances au Luxembourg, d’autant plus ils ont suivi mon expérience au Bénin quand j’y étais. Un réseau est donc présent. Mais avant tout ce projet répond à un appel plus profond : il est un engagement et une continuité dans ma vie d’ancienne volontaire au Bénin et il répond à mon engagement missionnaire qui reste une des priorités dans ma vie.

Gwen – Il me semble utile de créer une structure afin de pouvoir mener nos actions dans un cadre un peu plus officiel et organisé.

Qu’envisagez-vous dans un premier temps pour l’association ?

Mariette – Déjà approfondir les liens qui existent. Ensuite, rejoindre les jeunes universitaires, faire connaître dans nos lieux de vie et professionnels ce projet, proposer aux jeunes de partir au Centre Damien pour mettre au servir ses compétences, réaliser un site sur le Centre Damien en 5 langues !

Gwen – Nous devons aussi lever des fonds au plus vite, et nous sommes encore en pleine discussion sur les actions à prendre pour le lancement de nos « opérations ». Laurent va bientôt partir au Bénin et nous allons attendre son retour pour présenter le compte-rendu de son projet… C’est notre meilleure publicité ! Puis nous allons lancer d’autres actions à la rentrée de septembre 2016 ! Laurent et Mariette débordent déjà d’idées et, comme l’a dit Mariette, nous allons aussi nous mettre en relation avec l’aumônerie de l’université du Luxembourg pour recruter des jeunes motivés et prêts à s’investir dans notre projet.

Laurent – Comme l’ont dit Mariette et Gwen, je pense que la priorité est de faire connaître le Centre Damien au Luxembourg. Pour cela, on va mobiliser nos réseaux. C’est comme ça que le Centre Damien gagnera en visibilité et qu’il aura de plus en plus de supporters ! Plus largement, je crois que nous devons être enthousiastes et audacieux : il ne faut pas hésiter à frapper à toutes les portes car le Centre Damien touche les coeurs, j’en suis témoin !

Gwen – Et merci à toute l’équipe existante pour ce que vous avez déjà fait et pour tous les projets à venir !