« Est-ce qu’on peut revenir demain pour la bibliothèque ? »

Nous sommes lundi, aujourd’hui nous ouvrons les inscriptions pour les 3 journées d’animations des vacances. Les enfants arrivent peu à peu. Ils répondent timidement aux questions que nous leurs posons pour les inscrire. Nous en profitons pour leur expliquer le programme.

Des sourires se dessinent sur leurs visages quand nous leur parlons de l’espace bibliothèque que nous proposerons pendant les 3 jours. Première surprise, à l’inverse des enfants en France qui rechignent plutôt à ouvrir un bouquin sur leur temps libre ; les enfants béninois qui n’ont pas un accès facile à la lecture sont très enthousiastes à l’idée d’avoir le temps de lire.
En discutant quelques minutes avec eux, je me demande ce que je vais bien pouvoir leur proposer le lendemain. Quels jeux vont-ils bien vouloir faire ? Qu’est ce qui va leur plaire ? Comment allons-nous parvenir à les faire se sentir à l’aise avec tant de nouveautés ?

Mardi. Ça y est, c’est parti, les enfants vont commencer à arriver d’ici quelques minutes. Le matériel est prêt, nous avons prévu plusieurs ateliers et jeux d’expressions, ainsi que quelques jeux sportifs. Sous la paillote, nous avons installé le coin bibliothèque. Les enfants arrivent au compte-gouttes, et s’installent calmement avec un livre. Les minutes filent et ils sont tous plongés dans leurs histoires. Je les observe discrètement. Ils sont si concentrés que je n’ai pas envie de les déranger. Je leur laisse quelques minutes de plus que prévu pour profiter de ce moment de calme. Après quelques jeux pour faire connaissance, nous leurs proposons trois ateliers : un à la bibliothèque où il faudra essayer de raconter l’histoire qu’on a lu,  un second où nous ferons de l’initiation aux mimes, et un dernier avec quelques jeux de sociétés. Les enfants découvrent avec une petite appréhension ces activités inhabituelles pour eux. L’atelier mimes et bibliothèque sont très silencieux, je suis impressionnée par le calme et la capacité d’attention de ses enfants. Ils ouvrent de grands yeux devant les adultes qui leurs montrent comment mimer une girafe ou un éléphant. A l’atelier jeux, une partie endiablée de Dobble est lancée, au milieu des « mais euh comment ça s’appelle ce truc là ? » , « euh…euh…donisaure euh dinosaure! », des éclats de rires résonnent , ça y est , ils jouent ! Après les ateliers, nous nous dirigeons vers le terrain de sport, nous leurs proposons un « ambassadeur », un jeu où les joueurs doivent faire deviner des mots à leurs équipes uniquement en mimes. Pas facile pour ces apprentis joueurs de trouver comment faire deviner le mot « arrosoir ». Nous poursuivons par plusieurs jeux sportifs, un « poisson-pêcheur » tous ensemble, où les animateurs s’amusent autant que les enfants ! Nous faisons une petite pause pour boire un peu et prendre le temps de dire ce que l’on a pensé de la journée. Les enfants parlent tour à tour de ce qu’ils ont préféré. Pour la plupart, ce sont les livres qu’ils ont préféré !
Pour terminer, nous sortons ballons de foot, frisbee, corde à sauter, et diabolo. Le terrain de foot est le lieu d’un match enflammé entre des enfants qui jouent pieds nus et quelques animateurs passionnés. Il est déjà 18h, les enfants ne veulent plus quitter la balançoire, et ont hâte de revenir demain ! Anouck, me dit en partant « c’était trop amusant ! ».

Mercredi. Les enfants arrivent et se plongent directement dans les livres. Aujourd’hui, nous proposons deux ateliers pour commencer : l’atelier bibliothèque qui a eu beaucoup de succès hier reprend. De l’autre côté, nous allons apprendre une chanson ! « Le petit coupeur de paille ».

On s’échauffe la voix, on apprend les phrases une à une, les enfants semblent apprécier cette petite chanson. Quand tout le monde l’aura apprise, nous pourrons essayer de la chanter en canon. Ensuite, nous nous retrouvons tous ensemble pour un nouveau jeu de mime. On apprend cette fois-ci à mimer des émotions ! Au début du jeu, les enfants ont pioché chacun une émotion, et ils doivent tous la mimer en même temps, et retrouver celui qui a pioché la même que lui ! Pas facile pour les enfants qui n’ont vraiment pas l’habitude ! On recommence le jeu avec des animaux. On les sent plus à l’aise qu’hier, et ça devient plus facile de retrouver son binôme.
Comme on sent qu’ils y prennent goût, nous faisons un dernier tour, où il faut chacun son tour mimer devant les autres un animal avec une émotion. Nous voyons donc défiler devant nos yeux une girafe qui a froid, un hippopotame apeuré, et un lion joyeux !

Ensuite, nous essayons de chanter tous ensemble le « petit coupeur de paille » en canon ! Les enfants nous impressionnent d’avoir appris en si peu de temps cette petite chanson. Après une pause goûter bien méritée, nous regagnons le terrain de sport, les enfants chantent en chœur et en tapant des mains « le petit coupeur de paille, le petit coupeur de blé ». Nous proposons un « chef d’orchestre » , jeu de rythmique et d’énigme.

Puis nous ressortons les ballons, les Frisbees, et les corde à sauter. Quelques uns courent vers la balançoire, d’autres tentent maladroitement de jouer avec les diabolos, un match de foot s’organise, la journée se termine par un concours de corde à sauter endiablé ! A demain !

Jeudi. Bon ça y ‘est c’est le dernier jour d’animation, qu’est ce que c’est passé vite !

Comme à notre habitude, nous commençons l’après-midi par un temps de lecture pour chacun. Sergio, un petit garçon de 7 ans qui est arrivé très en avance, s’est endormi sous la paillote. Tous les enfants chuchotent pour le laisser dormir. L’ambiance est apaisante, chacun plongé dans son livre, à dévorer les images des contes que nous avons apporté. Puis, vient l’heure des ateliers, nous réveillons tout doucement Sergio, l’animation peut commencer.
Aujourd’hui, nous proposons deux ateliers de mimes, parce que nous savons d’une part que cela leur plaît mais aussi, parce que nous souhaitons leur proposer des jeux d’expressions pour qu’ils s’y sentent plus à l’aise. Les plus aguerris en mimes, vont devoir relever le défi d’écrire et de mimer une petite histoire qu’ils joueront devant les autres tout à l’heure. Pendant ce temps, les plus jeunes vont s’entraîner à mimer une histoire racontée par un adulte.
Lors de la création de l’histoire avec les plus grands, je prend en pleine figure le fossé culturel qui se dresse entre nous. Très vite, l’histoire prend des teintes du Bénin que j’aime bien : la balade dans la brousse, la rencontre avec des animaux sauvages, l’eau à aller chercher au puits ; mais aussi des teintes qui me rende plus perplexe : la dureté des adultes avec les enfants, la pauvreté …   Les enfants complètent l’histoire avec des bouts de la leur, je perçois dans leur récit des événements qu’ils ont un peu vécus. Ils sont si jeunes, mais j’ai le sentiment qu’ils ont déjà tant vécu. A la fin de l’atelier, nous mimons et racontons l’histoire au reste du groupe, tout le monde applaudi. Les acteurs arborent un regard plein de fierté qui en dit long.

Nous allons nous défouler un peu au terrain de sport, dans une grande partie d’épervier !

La chaleur est étouffante, alors nous proposons un jeu plus calme, à l’ombre des palmiers. Après un « Jacques a dit » plein de rires, il est temps de préparer la messe !
Je prends ma guitare, et nous apprenons ensemble aux enfants, le chant « Je sais que tu veux mon bonheur », un chant à gestes joyeux et entraînant ! Nous gagnons le fond du parc, où se dresse une chapelle naturelle, pour célébrer une messe où les parents et ouvriers du centre Damien sont invités.

Pour terminer cette belle journée, nous proposons aux enfants de chanter encore un peu, et nous faisons quelques interviews des enfants en vidéo sur les 3 jours vécus.
Enfin, il est l’heure de se quitter. Les enfants se dirigent vers le portail en chantant gaiement « Je sais que tu veux mon bonheur ». Puis quelques uns font demi-tour en courant vers nous : « Est-ce qu’on peut revenir demain pour la bibliothèque ? »

 

Claire Cantin, février 2018

Meilleurs vœux pour 2018 !

Toute l’équipe du Centre Damien vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année !

Votre soutien est un véritable encouragement, pour les béninois qui travaillent au jour le jour sur le chantier ou avec les enfants, pour les volontaires qui viennent donner de leur temps, et pour l’équipe en France qui porte le projet avec eux.

Même un petit don est utile pour lancer sans tarder nos initiatives (château d’eau, bâtiment de la restauration, préaux, chapelle).

Pour en savoir plus sur les travaux, les enfants, les volontaires et nos rêves, cliquez ici : Echos de la Cité Damien

Pour nous aider, cliquez ici : formulaire dons fin d’année

Merci beaucoup !

Offre de mission VSI : conducteur de travaux

La Cité Damien, située à Agonsoudja (Bénin), vise à construire un espace culturel pour les enfants, intervenant dans le domaine du périscolaire, comme moyen d’une part de développer l’imaginaire et les talents des enfants (domaine peu investi au Bénin), d’autre part de favoriser la transversalité dans l’acquisition de savoirs (lecture, orthographe, vocabulaire, maths, etc).

Deux autres volets s’articulent à cette dimension pédagogique : un volet économique visant à assurer la prise en charge des frais de fonctionnement de la Cité au niveau local (actuellement, cela passe par la mise en oeuvre d’un jardin-potager bio) ; un volet esthétique ayant pour objectif de mettre en valeur la nature (fleurs, plantes, arbres), de la respecter (attention portée à la propreté et à la gestion des déchets) mais aussi de penser une architecture globale s’inscrivant dans la nature.

Les activités suivantes sont mises en place :

1/ Un centre d’éveil et de loisirs pour les enfants (accompagnement scolaire, bibliothèque, colonies de vacances, accueil de classes scolaires pour des journées thématiques, etc.)

2/ Un lieu d’échange et de formation pour les adultes

3/  A long terme, un lieu d’accueil pour les enfants des rues

Le volontaire en statut VSI  suivra la construction des bâtiments destinés aux enfants : bibliothèque, espace de restauration, espace de salles de classe et d’hébergement (accueil en colonies de vacances pendant les congés, accueil de classes de nature pendant l’année). Certains bâtiments sont en cours de finition (bibliothèque), et d’autres au stade du projet (espace de restauration).

Mission :

1/ Préparation des chantiers

  • Réceptionner et étudier les éléments des dossiers architecturaux et techniques
  • Evaluer l’étude technique, le budget prévisionnel et élaborer le budget détaillé du chantier
  • Participer à la réflexion sur le projet architectural, en tenant compte des savoirs-faire locaux et en s’inscrivant dans une logique pérenne (maintenance notamment)
  • Etudier le marché local afin de bénéficier du meilleur rapport qualité/prix. Sélectionner les fournisseurs appartenant à chaque corps de métier.
  • Contribuer à la recherche de prestataires, la réalisation de devis, la rédaction des contrats et le suivi de la relation prestataire

2/ Planification des travaux

  • Fixer les objectifs des chefs chantiers : constitution d’équipes, points d’étape…
  • Planifier les actions à effectuer, optimiser les postes de travail
  • Effectuer le suivi des travaux (planification, contrôle, etc.). Contrôler la réalisation et la qualité du travail
  • Effectuer les rapports de chantier
  • Assurer le lien avec les architectes, afin de veiller à la bonne réalisation du projet architectural
  • Assurer l’approvisionnement du chantier en matériaux
  • Mettre en place un suivi des stocks et assurer la gestion des stocks

3/ Gestion des projets

  • Encadrer les équipes sous sa responsabilité : assurer le suivi des prestataires, gérer d’éventuels conflits interpersonnels sur le chantier, rechercher et encadrer de la main d’oeuvre selon les besoins ponctuels du chantier
  • Assurer la gestion financière du chantier : comptabilité, trésorerie, suivi budgétaire. Détecter les écarts et proposer des ajustements
  • Contribuer à la recherche d’entreprises partenaires

4/ Assurer la sécurité du chantier

  • Mettre en place des mesures pour la sécurité des biens et des personnes sur le chantier
  • Veiller au respect des règles sécuritaires

5/ Gestion des matériaux

  • Organisation, approvisionnement, suivi et vérification des stocks, en lien avec le magasinier sous la responsabilité du volontaire

6/ Gestion d’équipe

  • Manager une équipe locale composée de différents corps de métiers

Profil du candidat

Formation :

  • Diplôme de conducteur de travaux
  • Diplôme de technicien supérieur (BTS bâtiment ou travaux publics, DUT génie civil)
  • Ingénieur en bâtiment

Expérience :

  • Expérience professionnelle souhaitée de 2 ans minimum
  • Expérience de gestion d’équipe
  • Expérience préalable de volontariat, même de courte durée

Langues :

Français

Qualités requises :

Sens de l’organisation, bon sens, rigueur et autorité, capacité de recul et d’analyse, maîtrise de soi.

Autres :

Ce poste sera sous la responsabilité hiérarchique de la directrice du Centre Damien. Le volontaire côtoiera quotidiennement les bénévoles en mission courte et services civiques et les salariés du Centre. Vie communautaire sur place, avec chambre individuelle (douche, wc). Accueil depuis l’aéroport par l’association.

Le centre s’inscrit dans une démarche d’inspiration catholique. Bien que l’appartenance religieuse ne soit en aucun cas un critère pour participer à la mission, il convient d’en être averti lorsque vous postulez.

Conditions :

Pour postuler :

Envoyer CV et lettre de motivation à : contact@centre-damien.com

Le candidat retenu suivra obligatoirement la formation VSI dispensée par la Guilde.

Vis tes rêves !

Découvrez la Cité Damien en images grâce à ce petit film réalisé par Domitille Blavot, actuelle directrice. Retour sur un an de travaux, de vie et de joie à la Cité (octobre 2017).

Trois semaines d’aventure solidaire au Bénin

Comme chaque année depuis près de dix ans, un groupe d’étudiants et jeunes pros part au Bénin, pour une mission d’animation auprès des enfants d’une paroisse.

Cette année, pour la deuxième fois, nous avons posé notre matériel à la paroisse Saint Paul de Zogbadje, dans la ville de Calavi, située entre Cotonou et la Cité Damien.

L’année a été riche et intense en préparatifs : préparation des ateliers culturels, des animations, récolte de matériel nécessaire aux activités, échanges sur la rencontre interculturelle et découverte de l’équipe qui partagera pendant trois semaines la même maison. Nous sommes sept à partir cette année : Hélène, Yves, Albane, Camille, Michel, Philippine et Clémence.

Dès le départ nous sentons monter un mélange de hâte et d’appréhension, pour ceux dont c’est le premier voyage en Afrique notamment, mais la bonne préparation et la présence « d’anciens » apaise les esprits.

A l’arrivée à l’aéroport de Cotonou, nous sommes tout de suite plonger dans la vie béninoise, la température, le bruit de la ville, la circulation… loin de nos habitudes européennes !

La maison paisible de Calavi dans laquelle nous sommes accueillis nous met instantanément à l’aise, chacun s’installe dans sa chambre, et l’aventure peut commencer : la vie en communauté, les temps d’échange et de partage, et la découverte d’un pays et de sa culture.

Si les animateurs béninois ont eu du mal à s’approprier nos propositions pédagogiques, très différentes des leurs, certains ont vraiment fait l’effort du dialogue et de la confiance réciproque, en étant fidèles aux activités pendant tout le séjour. Grâce à leur présence et à leurs explications, nous avons mieux compris les habitudes éducatives locales et avons essayé de tirer le meilleur de nos façons de faire respectives, dans l’intérêt des enfants.

Partir en voyage solidaire au Bénin est une vraie opportunité pour entrer au cœur de la rencontre interculturelle, pour découvrir ce beau pays, ses paysages, son histoire marquée notamment par l’esclavage et la colonisation, pour faire la connaissance de ses habitants accueillants et toujours heureux de partager leur quotidien.

C’est aussi l’occasion de se rendre compte de l’importance de l’éducation par le jeu et les loisirs. Parfois mises de côté, les activités périscolaires sont pourtant un moyen de s’épanouir et d’apprendre autrement. Faire découvrir aux enfants la lecture, l’esprit d’équipe dans le jeu, la patience et la persévérance dans les activités manuelles est vraiment le point fort de ce séjour. On le répète souvent, car c’est bien vrai : on reçoit beaucoup plus que ce que l’on donne. Partir c’est aussi accepter, avec humilité, que l’Autre que je croyais plus pauvre que moi est en réalité beaucoup plus riche que moi.

 

Clémence Didier

Vivre le Bénin autrement

L’association Centre Damien de Molokaï vous invite à une soirée découverte pour « Vivre le Bénin autrement », le jeudi 12 octobre à la paroisse Saint-Gabriel, dans le 20ème arrondissement de Paris (M° Porte de Vincennes, ligne 1).

Au programme : témoignages des volontaires partis cette année, présentation des nouvelles missions solidaires proposées à la Cité Saint Damien au Bénin, cocktail dinatoire.

La soirée débutera à 20H15 au 81 rue de la Plaine (Paris).

Pour ceux qui le souhaitent, elle sera précédée d’une prière d’action de grâce pour toutes les réalisations et visites reçues, à 19h30 au 81 rue de la Plaine.

Entrée libre. Soirée ouverte à tous ! Venez nombreux et parlez-en autour de vous !

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/events/163709637517127

`

 

 

Foulée béninoise 2017 : nous avons couru pour construire !

Retour sur notre course solidaire

Le samedi 10 juin 2017, 28 coureurs motivés se sont donnés rendez-vous au Bois de Vincennes, entourés des bénévoles de l’association, de leurs amis et de leur famille, pour la Foulée Béninoise.

Notre course annuelle, pour la 4ème année consécutive, s’est déroulée dans un joyeux climat sportif et convivial. Après un accueil chaleureux, les coureurs ont endossé le t-shirt du Centre Damien, se sont échauffés, et ont parcouru une boucle de 5km dans les sous-bois agréablement ombragés. Les plus courageux l’ont faite deux fois, pour courir 10km ! Chacun avait sollicité ses proches pour sponsoriser son effort, et presque tous ont atteint le seuil de 250€, certains ayant même réussi à lever plus de 1000€ ! Au total, c’est 10 500€ qui seront entièrement reversé au Centre Damien pour continuer la construction de la bibliothèque. Après la course, la remise des prix a récompensé les meilleurs chronomètres mais aussi les meilleurs ambassadeurs du Centre Damien (plus grand nombre de donateurs). Et nous avons terminé par un sympathique pique-nique qui a permis à chacun de faire connaissance. La course a en effet réuni des personnes de plusieurs horizons : association Centre-Damien Luxembourg, lycée Georges Guérin, Coup de Pouce, etc. Tous unis autour du Centre Damien !

Nous vous donnons rendez-vous le samedi 9 juin 2018 pour notre prochaine édition de la Foulée Béninoise !

Foulée Béninoise 2017

Foulée Béninoise 2017

Photos de la Foulée Béninoise 2017

Equiper le potager de Damien !

Depuis quelques mois, nous avons lancé ce qui constitue le volet économique de la Cité Damien : notre potager bio.

Deux objectifs

Prendre en charge une partie de nos frais de fonctionnement, mais également, à travers des jardins potagers, sensibiliser et former les enfants à une agriculture biologique. Beaucoup d’agriculteurs utilisent en effet des pesticides au Bénin, avec, à la clé, une contamination intensive du sol et des produits. Bref, le bio reste peu développé et commence à être recherché par les consommateurs.

Notre souhait

Monter une AMAP qui permettra à des consommateurs locaux de s’engager, de s’investir et de porter avec nous la démarche biologique. Pour nous, après quelques mois d’expérience, c’est aussi une option qui facilitera la vente de nos produits. En effet, en proposant des paniers à 3 000 F ou 5 000 FCFA par semaine, via un abonnement payé à l’avance, nous avons la garantie d’écouler nos produits et d’éviter un maximum de perte-gâchis.

Si les débuts sont prometteurs, il nous faut cependant répondre à la problématique de l’arrosage. Et qui dit arrosage, dit eau.

  • Avoir à l’accès à l’eau, en particulier le soir, à l’heure où le soleil ne tape plus -> cela passe par la réalisation d’un second forage et d’un château d’eau, dédié uniquement à l’activité maraîchère ou l’arrosage des plantes. L’arrosage puise sinon (comme actuellement) dans le château d’eau destiné aux bâtiments. Ce château d’eau se remplissant grâce à une pompe solaire, une fois vidé, il ne donne plus la possibilité d’avoir de l’eau le soir jusqu’au petit matin…
  • Équiper notre potager d’un système de goutte-à-goutte : économiseur d’eau, mais aussi de fatigue pour l’équipe qui assure l’entretien des fruits et légumes.
  • Enfin, ces investissements nous permettront d’élargir notre espace à cultiver pour mieux répondre à la forte demande des consommateurs.

Que de bonnes raisons donc pour nous aider à réunir ces 10 000 € : 50 % pour le forage / 50 % pour l’équipement en goutte-à-goutte. Nous sommes à votre disposition pour répondre à toutes vos questions !

 

 

Nouvelle parution : 40 missionnaires pour une génération

Mariette Levaye Gries est membre active de l’association Centre Damien. Elle nous propose les témoignages de 40 missionnaires des temps modernes, parmi lesquels notre directrice, Domitille Blavot. Des récits qui nous font réfléchir à nos engagements et à la manière dont nous les vivons.

Mariette Levaye-Gries, secrétaire générale des Œuvres Pontificales Missionnaires Missio Luxembourg, et le journaliste Éric Denimal annoncent la sortie du livre «40 missionnaires pour une génération». Fruit d’un travail de plusieurs mois, ce livre propose 40 témoignages de personnes aujourd’hui engagées dans l’Église et dans un rôle missionnaire, œuvrant dans des domaines de service très différents.

Ils sont évêque, prêtre, chanteur, entrepreneur, laïc consacré, mère au foyer ou étudiant. Ils sont 40 témoins, 40 missionnaires au service de l’Évangile. Que ce soit dans une consécration religieuse, au travers d’une activité professionnelle innovante ou au sein même de leur foyer, ils ont tous décidé de mettre le Christ au cœur de leur vie et de faire rayonner son Amour dans le monde. 40 cheminements riches et différents, vécus par des jeunes et des moins jeunes, par des hommes et des femmes de diverses nationalités, par des laïcs et des religieux œuvrant dans des domaines de service très différents. Quel est le rayonnement de l’Évangile aujourd’hui ? Comment l’appel de Dieu se fait-il entendre ? Où s’engager ? Chaque témoin se livre avec simplicité et honnêteté pour dire les doutes, les résistances, les luttes, mais surtout les joies, les espérances et les victoires qui ont jalonné sa réflexion et ses expériences. Laissez-vous rejoindre par ce souffle contagieux de la mission et prêtez l’oreille car, une chose est sûre : il y a un chemin pour chacun !

Les auteurs ont souhaité retranscrire ces témoignages en mettant l’accent sur la spécificité de chacun. L’objectif de ce livre est de montrer la multiplicité des actions et des missions possibles lorsqu’on désire se mettre au service de Dieu et de la proclamation, directe ou indirecte, de l’Évangile !

Le livre peut être commandé auprès de mariette.levaye[at]gmail.com
Prix : 17 €.

Témoignage de Céline : la paroisse de Bréval ambassadrice du Centre Damien !

Céline, de la paroisse de Bréval, nous partage son témoignage et son enthousiasme après son séjour à la Cité Damien.

À l’occasion du voyage au Bénin organisé par la paroisse de Bréval, nous avons eu la joie de visiter le centre Damien pendant les vacances de la Toussaint.

C’est un vrai bonheur de découvrir ce havre de paix et de verdure. Dès les premiers pas, on s’y sent accueilli ; parce que Domitille rayonne de la joie de nous recevoir, parce que c’est beau et que la sérénité qui se dégage des lieux est époustouflante.

Le Père Serge nous conte en détail la genèse de la Cité Damien. On y déambule les yeux écarquillés par tant de travail accompli à la force des bras et conscients du vaste chantier encore à l’œuvre. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, prolonger les merveilles de la création, profiter de cette nature si prolifique pour bâtir un lieu d’épanouissement et de rencontres où les enfants pourront puiser à foison…

Nous découvrons dans les aménagements du potager et les cultures, les multiples astuces qui permettent d’économiser l’eau et de jouer la complémentarité entre les variétés. Nous admirons le soin apporté à toutes les constructions et voyons les premiers murs de la future bibliothèque.

Pour terminer cette journée, nous nous prêtons volontiers à la traditionnelle séance de plantation.

Chacun des visiteurs laisse ainsi son empreinte, avec déjà l’envie de revenir dans quelques temps pour voir comment toutes ces jeunes pousses auront pris leur essor.

À nous, maintenant, de témoigner de cette visite auprès des paroissiens, de nos familles et pour Lydie et moi, d’en parler aux élèves du lycée Georges Guérin pour poursuivre le projet entrepris avec eux depuis un an.

Céline

Galerie :

Voir aussi :