Jour après jour


Cette rubrique vous raconte la vie quotidienne à Agonsoudja, l’avancement du chantier, les joies et les défis à relever, les initiatives mises en place pour construire, jour après jour, la Cité Damien. Cliquez sur les photos pour les voir en taille réelle. Nous vous donnons également rendez-vous sur notre page Facebook, où nous postons des nouvelles très régulièrement.

Dimanche 10 mai 2020

Aujourd’hui, 10 mai, fête de la Saint-Damien de Molokaï. L’occasion de se replonger dans son témoignage de vie, d’espérance, de persévérance, auprès des plus pauvres pour ne pas oublier le sens de notre action, et plus largement de nos vies. L’occasion aussi de ne pas oublier que sa vie a été faite de réponses à des appels successifs, et que nous sommes tout autant invités à garder le coeur suffisamment ouvert pour répondre aux appels qui nous sont lancés.

En cette période de crise COVID-19, ici au Bénin, et comme partout ailleurs, ce sont les plus pauvres qui subissent les conséquences de la crise. Non pas que ce soit la maladie qui fasse des ravages : certes, avec le dépistage de masse lancé au début de la semaine, le nombre de cas a sensiblement augmenté ; mais à ce jour, le nombre de décès se limite à deux personnes. Il faut espérer que la situation européenne ne se produira pas en Afrique et continuer à suivre les mesures préconisées. Par contre, ces mesures, justement, prises pour tenter de limiter la propagation du virus ont des conséquences sur ceux qui vivaient de petits boulots au jour le jour.

En sont témoins les appels à la solidarité ici et là, qui révèlent des situations douloureuses. Deux exemples.

Le panier de la solidarité, lancé par Sandra Idossou et son équipe, suite, certainement, à de nombreux appels qu’elle a reçus du fait de sa notoriété. Avec la fermeture des frontières, des associations qui recevaient des dons alimentaires de l’extérieur se retrouvent sans ressources. La mise en place du cordon sanitaire au Bénin depuis quelques semaines empêche la circulation entre le Nord et le Sud du pays et a pour conséquence l’impossibilité pour certains de travailler. La réduction de l’activité économique de façon globale a des effets, par exemple, sur les femmes qui vendent aux carrefours des villes de la nourriture aux travailleurs ou aux passants. Ainsi nombre de personnes, qui alors pouvaient s’en sortir au jour le jour, se retrouvent en situation précaire.
Le panier de solidarité a lancé le défi de constituer chaque semaine 100 paniers, distribués sur des lieux sélectionnés, avec uniquement des dons financiers et en nature de produits locaux. Jusqu’ici, le défi est relevé. L’objectif est de réaliser jusqu’à 2 000 paniers. Le choix de prendre des produits locaux, même s’ils seraient plus chers, répond à un désir de valoriser les entrepreneurs locaux qui ont aussi besoin de soutien.
Autre situation, qui nous  touche particulièrement à la Cité Saint-Damien : celles des enfants des rues.

Ce matin, en ouvrant Facebook, je suis tombée sur cet appel du président de Terres rouges, dont voici un extrait : « Les premières mesures prises par le gouvernement ont eu des conséquences immédiates sur les conditions de vie des enfants, des jeunes filles et garçons vivant dans la rue. En temps normal, leur survie en rue repose sur l’économie informelle. Aujourd’hui, les petites activités qu’ilstrouvent au grand marché et dans sa périphérie ont pratiquement disparu. Ils ne trouvent plus de quoi se nourrir et subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Par ailleurs, plusieurs structures de protection des enfants des rues ont décidé de fermer leurs portes en raison de la crise sanitaire, renvoyant tous ces jeunes à une vulnérabilité encore accrue durant la nuit. »

Alors, comment rester attentif à ceux qui sont toujours plus pauvres que nous ? Comment répondre aux appels qui nous sont lancés et qui nous touchent intimement, selon nos moyens et nos capacités ?

Samedi 9 mai 2020

La Cité Damien et son équipe se portent bien. Les effets de la crise sont relatifs au regard de la situation de vie de bien des personnes. Elle a pour l’instant surtout des conséquences sur les activités scolaires et sur l’hôtellerie.

Les écoles maternelles sont désormais fermées jusqu’à la rentrée prochaine. Le primaire, jusqu’au CM1, reprendra les cours le 10 août prochain. Quand au CM2, collège et lycée, ils reprendront le chemin de l’école ce lundi… Pour nous, cela suppose une fermeture de l’école. Avec les parents, nous réfléchissons à une alternative pour accompagner de façon individuelle nos élèves pendant toute cette période, donc en dehors de l’école, et de façon sécurisée, pour qu’ils ne perdent pas les acquis de ces derniers mois. Depuis le début des congés déjà, les enfants du CP viennent régulièrement retirer des livres à la bibliothèque pour prendre le goût et s’exercer à la lecture. Nous préparons également la rentrée avec l’aménagement de deux nouvelles classe notamment.
Côté hôtellerie, son ouverture officielle est reportée à une période plus propice. Nous profitons donc de ce temps pour préparer autant que possible la reprise. Cette crise nous conforte dans l’idée qu’il nous faut sans cesse diversifier nos sources de revenus pour les activités éducatives soient toujours possibles, quoi qu’il arrive.
Nous démarrons aussi progressivement notre activité de transformation des produits locaux. Quelques tests positifs ont abouti à la production de : poudre de moringa, poudre d’eucalyptus, poudre de caïlcédrat, gel d’aloevera, poudre de curcuma, tisane de citronnelle, confitures diverses, huile rouge, etc. Nous continuons d’observer notre environnement pour voir quels bienfaits il peut nous apporter. Et nous espérons pouvoir vous dévoiler tout cela très rapidement !

Lundi  13 avril 2020

La vie continue au Bénin et à la Cité Saint-Damien. C’est nous aujourd’hui qui pensons à l’Europe et à tous ceux qui sont confinés depuis plus d’un mois ! Et  nous tâchons, du moins à titre personnel, de ne pas nous laisser envahir  par la transposition de ce qui se passe en France vers le Bénin- qui peut être parfois oppressante et décalée de notre réalité. Nous ne pouvons que souhaiter que la catastrophe sanitaire annoncée n’aura pas lieu.

Une trentaine de cas sont officiellement déclarés au Bénin, mais certainement plus dans les faits. Devant s’adapter à son contexte propre, les mesures prises laissent la possibilité au pays et aux gens de poursuivre leurs activités dans le cadre des décisions gouvernementales : port du masque obligatoire ; invitation à rester le plus possible chez soi, sans que cela ne soit une obligation ; fermeture des établissements scolaires jusqu’au 11 mai ; cordon sanitaire sur une large zone dans le sud du pays… La vie continue, les uns et les autres sensibilisant avec ses moyens sur la nécessité d’appliquer les gestes barrières. Avec la fermeture des frontières et l’interdiction des rassemblements, certains secteurs sont plus touchés par la crise. Chacun essaie d’inventer de nouvelles sources de revenus pour limiter le déficit occasionné. Les activités se poursuivent malgré tout. A suivre.

A la Cité Saint-Damien, certaines activités sont donc en pause. Cependant, ce temps a l’avantage de se préparer à la reprise. Pour le pôle pédagogique : préparation du centre de loisirs du mois d’août et de la rentrée scolaire (projet de construction d’une cuisine pour la cantine, construction et aménagement de nouvelles classes, recrutement d’enseignants et d’un directeur), poursuite de la rédaction de notre projet pédagogique, suivi des démarches administratives nécessaires. Les enfants du CP passent eux à la bibliothèque régulièrement pour emprunter un livre. C’est intéressant d’en voir les conséquences immédiates, telles que meilleure expression orale et développement du vocabulaire.

Pour l’auberge : finitions des travaux d’aménagement et mise en place d’outils de communication. Tout ceci, en composant avec le temps de nos artisans, comme habituellement !

Notre activité maraîchère continue elle selon son rythme habituel. Nous avons réussi à passer la saison sèche et nous travaillons à l’augmentation de notre production pour la rentrée prochaine. Nous attendons la pluie pour relancer le champ. Nous avons également démarré la mise en place d’actions pour la transformation de nos produits agricoles : huile rouge, diversification de nos confitures, transformation des feuilles d’eucalyptus ou de citronnelle en thé, transformation des feuilles de morenga en poudre, conditionnement du gel d’aloevera, etc. Nous sommes en période de tests ! Espérant que cela aboutira à une diversification de nos produits, et donc de nos sources de revenus.

Si le rythme est au ralenti, il est vécu comme nécessaire et comme un passage. Le défi de cette année pour la Cité Saint-Damien est de progresser vers la prise en charge autonome de son fonctionnement. Cette crise nous oblige à décaler notre calendrier et à réinventer de nouvelles sources de revenus.

Lundi 23 mars 2020

Alors que le COVID-19 sévit partout dans le monde, il s’introduit petit à petit en Afrique de l’Ouest, et notamment au Bénin. Cinq cas ont été diagnostiqués officiellement à ce jour, avec sans aucun doute bien d’autres cas non connus. Le gouvernement prend progressivement des mesures pour limiter la pandémie : vacances scolaires avancées de 15 jours, avec fermeture des écoles donc le lundi 30 mars jusqu’à la mi-avril ; à partir du 30 mars toujours, mise en place d’un cordon sanitaire autour de la zone considérée comme la plus à risque qui comprend la zone Cotonou-Allada où nous nous situons ; interdiction de transports en commun ; limitation des déplacements personnels et individuels au strict minimum. Nous ne savons pas encore comment ces mesures pourront être appliquées. Dans les supermarchés, banques et autres institutions, le lavage des mains au gel hydroalcoolique est obligatoire et mis en place depuis une semaine, suite  la déclaration du premier cas sur le territoire. Les vols depuis et vers l’étranger sont de plus en plus annulés. Depuis la semaine dernière, tous les passagers sont récupérés à l’aéroport et mis d’office en quarantaine à l’hôtel.

Les réactions face au COVID-19 sont variées : grosse inquiétude avec une réelle prise de conscience du danger pour certains, fausses croyances (la chaleur et le sodabi tuent le virus par exemple) qui s’accompagne donc d’un certaine relativisme pour d’autres, et certainement aussi un manque d’information qui amène des comportements à risque de façon inconsciente. De plus en plus de messages passent à travers la radio, en diverses langues locales.

A la Cité Damien, nous avons organisé plusieurs réunions pour sensibiliser l’équipe : lavage des mains obligatoire pour toute personne qui entre dans l’enceinte, notamment pour les enfants qui sont le plus à même de véhiculer le virus ; invitation à appliquer les mêmes règles d’hygiène et de distance chez soi et à sensibiliser les gens autour de soi ; invitation à rester chez soi en dehors du travail… Bref, toutes ces règles que tout le monde connaît.

Sans aucun doute que cette situation réduira nettement l’activité de la Cité Saint-Damien. Nous espérons pouvoir continuer à livrer nos paniers une fois par semaine. Mais l’essentiel est d’abord que tout le monde puisse se protéger et continuer à bien se porter.

Difficile aujourd’hui d’évaluer l’étendu possible du virus au Bénin et les conséquences qu’elles auront. La maladie est sur toutes les lèvres, mais tant qu’on ne l’a pas touchée de près, tout le monde peut-il vraiment se discipliner par soi-même ? Pour les personnes qui vivent au jour le jour, et qui sont nombreuses, comment le confinement peut-il être possible ? L’utilisation de masques, si tant est qu’il y en ait suffisamment, dans un pays où la gestion des ordures est quasi-inexistante, est-elle une solution ? Le dépistage systématique paraît peu probable. Bref, à suivre, au jour le jour.

Mercredi 5 février 2020

Bibliothèque, suite
« La peur de lire se soigne par le lecture ; celle de ne pas comprendre, par l’immersion dans le texte ». Cette citation de Daniel Pennac va devenir notre devise pour les enfants !

Hier, nous avons reçu les 15 premiers élèves de la classe de CM1 de l’école publique… Après notre
invitation à venir les mercredis à la bibliothèque pour approfondir leur lecture, ils sont revenus, certains avec leurs camarades, dès aujourd’hui ! Studieusement installés autour des tables, chacun a pris un livre… Puis a été invité à mettre par écrit ce qu’il en avait compris. Conclusion : un gros travail est à faire sur la compréhension et la décomposition des mots. Si la plupart arrive à lire, le passage inverse de l’oral à l’écrit n’est pas vraiment acquis…. Pour être plus claire, le mot retranscrit par écrit tel qu’il est entendu par l’enfant n’a rien à voir avec le mot souhaité. Lire, lire, lire, oui… indispensable pour se familiariser avec l’orthographe et le vocabulaire. Mais il doit s’accompagner de ce travail parallèle de compréhension des mots à l’oral. La lecture n’est pas seulement « mécanique », elle délivre un sens. De plus en plus, je suis persuadée qu’il faut envisager l’apprentissage du français comme une langue étrangère. D’ailleurs, je viens de recevoir un CV. A la rubrique langue, il est indiqué : « Langues nationales : Fon, Mina, Goun. Langue étrangère : français ». C’est bien que le français, langue officielle au Bénin, est appréhendé comme une langue étrangère. Ce qui est effectivement compréhensible quand l’enfant ne pratique pas le français dans son quotidien.

Bref, si nous réussissons à susciter l’immersion dans la lecture, à susciter le goût de la lecture, à encourager, nul doute que le déclic viendra. Ce sera déjà une victoire pour nous tous !

Le Cyber Saint-Damien est lui prêt à accueillir ses internautes et ses élèves pour leurs recherches, les mercredis après-midis et samedis. A suivre !

Château d’eau

Ca y est, notre second château d’eau est fonctionnel ! Nous venons tout juste de le raccorder à notre forage. Ô joie, en cette période de saison sèche à venir, de pouvoir bénéficier d’un stockage de 25 m3 d’eau… Nous espérons passer la chaleur sans trop de difficultés. Et si notre gestion de l’eau et de la pompe est bonne, peut-être pourrons-nous envisager un comité de gestion d’accès à l’eau pour la population qui nous entoure. A suivre !

La cuve se remplit…

Nous devons cette chance à plusieurs fondations que nous tenons à remercier.

Energies sans Frontières tout d’abord, qui depuis plusieurs années déjà, nous accompagne dans la mise en place d’une énergie solaire à la Cité Saint-Damien. Sans eux, rien de tout ceci n’aurait été possible. Sans eau et sans électricité, notre route aurait été bien plus longue et sinueuse. Merci à eux pour leur professionnalisme et leur fidélité.

Les Fondations Lemarchand et Sarepta ont cru en notre projet d’éducation à une agriculture biologique, et plus largement en la dimension tant sociale qu’économique de notre activité maraîchère. Leur soutien à notre projet « Coup de pousse » a été déclencheur pour démarrer les travaux du château d’eau. Merci à leurs responsables pour leur confiance. Nous espérons pouvoir les accueillir un jour à la Cité Saint-Damien !

Vue du haut du château d’eau

Deux salariés de la BNP et du Crédit Agricole ont présenté notre projet à leur entreprise respective. Ils ont su convaincre. Merci pour ces espaces de solidarité créés au sein des entreprises pour ouvrir au monde.

Enfin, nous n’oublions pas les parrains du potager et tous les donateurs qui ont contribué à la réalisation de ce château d’eau – château qui, vous l’avez compris, va bien au-delà d’une simple construction !

Mardi 4 février 2020

Les ateliers avec l’école publique, au sein de notre bibliothèque, ont repris. Les classes de CM1 et de CM2 bénéficieront chacune une fois par semaine d’un atelier d’une heure au sein de la bibliothèque, par groupes de 15 enfants. Objectif : permettre aux élèves de se familiariser avec le livre, de s’exercer à la lecture, voire même de revoir les bases de la lecture. C’est avec un plaisir manifeste, et dans une ambiance studieuse que les enfants ont appréhendé cette première séance.
Pour nos enseignants, la problématique est difficile : comment aider au mieux les enfants, avec le temps imparti ? Que faut-il priorisera ? Suivre le programme ou leur donner des bases solides, quitte à retourner quelques classes en arrière ? Nous ne pouvons pas remplacer l’école : comment être un partenaire, et un bon partenaire ?
Face à la réalité, tous deux sont touchés par les besoins des enfants. Le temps file sans que l’on s’en aperçoive ! Mais les enfants sont si nombreux…
C’est sur les conseils de l’enseignant même de la classe que nous avons prévu pour chaque enfant un livre d’un niveau bien inférieur pour notre première séance. En évaluant leur niveau, nous pourrons ensuite voir comment les accompagner. A titre individuel et volontaire, la proposition leur est faite de venir à la bibliothèque le mercredi après-midi pour un accompagnement. Parce que la lecture, c’est comme le foot et la danse, il faut s’entraîner pour progresser et maîtriser ses règles ! En repartant, j’ai d’ailleurs repéré un enfant qui, appliquant immédiatement nos conseils, s’est mis à lire tout ce qu’il voyait et notamment nos consignes de tri pour les déchets !
A suivre !

Vendredi 17 janvier 2020

L’espace pour les enfants s’équipe !

Un panier de basket vient de prendre place sur notre terrain multisport. Petits et grands l’attendaient avec impatience, rêvant déjà aux futurs matchs à disputer. J’attends de voir !
Grâce à un don, nous avons pu réaliser également une balançoire et un toboggan – nous avons maintenant « une vraie cour de récréation » d’après le maître et la maîtresse, ravis de cette installation. Pour les enfants, ce sera la surprise du lundi matin 🙂

Jeudi 9 janvier 2020

Notre démarche pédagogique vise à mettre en œuvre une pédagogie active. L’acceptation, puis l’appropriation de cette méthode d’apprentissage par les parents et la communauté locale nécessitent des étapes de sensibilisation. La première passe par la mobilisation des enseignants. L’apport d’outils concrets tels que les jeux éducatifs et les livres, et la présence de volontaires transmettant leurs connaissances et expérience en la matière, permettent aux enseignants actuels de s’ouvrir à ces méthodes, d’en percevoir la pertinence, et de les pratiquer à partir du cadre donné par l’enseignement au Bénin.

Marlène Agbo, originaire de Ouidah, enseignante en maternelle
« Le métier d’enseignante est une vocation. J’avais du plaisir à voir ma maman enseigner. Après les études, j’ai décidé d’emprunter le même pas qu’elle. Je me suis inscrite à l’Ecole Normale de
Formation des instituteurs. Au terme de la formation qui a duré deux ans, j’ai été diplômée du CEAP. Ensuite, heureusement pour moi, j’ai postulé pour le poste d’enseignante à l’école Saint-Damien à l’issue d’un communiqué reçu par internet. Après le dépôt de dossier, j’ai passé un entretien oral et écrit. Puis j’ai été retenue pour cette rentrée 2019.
Je suis très contente de faire partie des premières enseignantes de la Cité Saint-Damien ; Tout se passe bien. J’apprécie la coordination entre l’équipe, la directrice, les apprenants, les parents.
Sur la pédagogie au sein de l’école, trois activité ont été ajoutées par rapport au programme béninois classique : un temps en bibliothèque, un autre au potager, et enfin un créneau musical supplémentaire. Ce sont des activités complémentaires aux activités menées en classe. Les matériels qui sont à notre disposition facilitent l’acquisition du savoir pour les enfants.
Au sein de l’école, ce qui me motive le plus, c’est la transversalité des activités et des « boites ». Les activités Montessori sont vraiment transversales. Nous avons du matériel concret à notre disposition, et on essaie de l’adapter à notre programme.
Ainsi, j’ai compris que la pédagogie active met l’enfant au centre du savoir. Il acquiert lui-même ses propres savoirs. A travers la manipulation des matériels, il arrive à tirer concrètement la leçon qui doit être acquise ce jour-là. Ce n’est plus de façon dogmatique. L’enfant lui-même se sent maître de ses propres savoirs. J’ai compris également à travers la lecture du livre de Maria Montessori que les « boites » permettent aux enfants d’acquérir trois notions : la curiosité, l’intelligence, la responsabilité. L’intelligence, car cela permet à l’enfant de s’impliquer dans ce qu’il fait : en cherchant les solutions pour réussir une « boite », il met des moyens à sa disposition. La curiosité, car quand l’enfant finit une activité, il a envie de découvrir autre chose. Enfin, la responsabilité, parce que quand il acquiert une notion, il accompagne ensuite son camarade qui a des difficultés.

La Cité Saint-Damien est un bon centre d’éducation. Si on peut atteindre ses objectifs par les méthodes précitées, ce serait vraiment un centre d’exemple. Je suis très honorée de faire partie de l’équipe et de pouvoir contribuer à faire grandir ces objectifs éducatifs. »

 Victor Adivignon, originaire de Ouesse, enseignant au CI-CP
« Je viens de la région des collines, dans la commune de Ouesse. Si j’ai choisi le métier d’enseignant, c’est parce que j’aime les enfants. Depuis mon enfance, j’ai toujours aimé rester avec les enfants. Je suis fier de ce métier.
A mon arrivée ici, tout le monde m’a bien accueilli. J’ai bien apprécié surtout la pédagogie de l’école parce qu’elle permet à l’enfant de mieux découvrir et de mieux connaître ce qu’il apprend dans les cours. Je suis bien heureux d’être ici pour cela. Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir la chance d’avoir du matériel pour travailler.
Je suis tout particulièrement intéressé par les jeux à disposition. Ils facilitent l’assimilation des notions par les enfants et le déroulement des cours pour l’enseignant. C’est une chance d’avoir cela à ma disposition. J’aimerai rester pour un temps assez long pour mieux découvrir tout ce qu’il me reste à explorer. Mais ce que j’ai vu jusqu’ici, ça fait déjà un grand pas.
J’ai constaté qu’ici les parents s’intéressent plus à l’éducation de leurs enfants. Ils viennent, ils demandent ce qui va ou non. Il y a une volonté de leur part de bien éduquer les enfants. Il y a une relation enseignant-parent que j’apprécie. »

Mercredi 1er janvier 2020

Mardi 30 juillet 2019

Voilà quelques jours que l’équipe d’animation française nous a rejoints pour les traditionnelles activités du mois d’août : cours de renforcement et centre de loisirs. Accompagnés par Stéphane, Roznel, Elferge, Wilfried et Franck, elle prend ses marques pour découvrir le contexte et la réalité d’Agonsoudja.
Côté renforcement scolaire, il faut s’ajuster d’un côté comme de l’autre. L’équipe découvre des élèves disciplinés et timides qui ont peur de donner une réponse fausse, des niveaux scolaires très variés dans une même classe, des tout-petits qui découvrent l’école et ont encore peur de ces enseignants français à qui ils sont confiés ! Les élèves découvrent eux une façon de parler parfois étrange et des méthodes pédagogiques différentes qui, au début, les déstabilisent un peu, mais leur donnent le goût de chercher et d’apprendre.
Captivés par la scène offerte par les animateurs, les enfants se sont plongés dans l’imaginaire du cirque en cette première semaine de centre de loisirs. Acrobaties, jonglage, manipulation du diabolo, numéro de clown… c’est avec joie qu’ils sont suivi leurs animateurs pour des temps d’ateliers et d’activités.
Nous avons aussi choisi de mettre l’accent sur la bibliothèque. Spontanément, des petits comme des grands préfèrent passer l’après-midi à lire, curieux de ce qu’ils y découvrent. C’est une joie pour nous de les voir s’émerveiller et rester deux heures à s’évader dans des histoires en tout genre.
Deux jours ont passé, les défis sont nombreux, et l’équipe bénino-française s’attache à semer quelques graines dans le coeur des enfants qui fleuriront sans aucun doute avec le temps.

 

Jeudi 11 juillet 2019

Les fins d’années sont souvent synonymes de fêtes et de départs… A la Cité Damien, nous avons tout d’abord clôturé notre année scolaire avec les enfants et leurs parents. Un moment de détente, de joie, et de remerciements partagés. Cette année a été pour tous, enfants comme adultes, une belle aventure – pleine d’apprentissage et de découvertes. Satisfaits des progrès de leurs enfants, les parents nous ont témoigné de leur reconnaissance – nous encourageant par la même occasion à poursuivre notre démarche. Nous ouvrirons à la rentrée prochaine une classe de CP et élargirons les inscriptions à 40 enfants, ceci grâce à la mobilisation d’une équipe enseignante désormais franco-béninoise.

Pour l’heure, le temps des au-revoir est à l’ordre du jour…
Youen, en service civique depuis octobre, et maître pour la classe des CI (Cours Intermédiaire), nous a quittés début juillet. Une année où, selon ses dires, il a beaucoup mûri et appris, notamment au contact des enfants. Une année pleine de rebondissements, au cours de laquelle il a fait l’expérience aussi de la rencontre interculturelles et de l’engagement. Ce n’est pas sans émotion qu’il a accueilli les remerciements des parents et quitté tant les enfants, que l’équipe de la Cité Damien. Merci Youen pour cette année partagée ensemble !
Nous avons aussi dit au-revoir à Aude, après six mois à la Cité Damien pour nous aider à la comptabilité. En autres réalisations, Aude a participer à la conception d’un business plan, nous ouvrant des perspectives d’avenir ; a été à l’initiative de la mise en place des ateliers avec les enfants de l’école publique ; et a organisé quelques événements de communication pour faire connaître la Cité Damien et son auberge. Participant à l’accueil des volontaires de passage, elle nous a ouverts aux bons plans de Cotonou ! Merci Aude pour tous les échanges partagés et ce temps de service qui a été providentiel !
Nous entrons maintenant dans la période des vacances, avec son lot de renforcement scolaire, centre de loisirs, accueil des volontaires estivaux… Tout en préparant la rentrée à venir, dont les défis sont nombreux. A suivre….

 

Mardi 11 juin 2019

Sortie de l’école à la ferme ! Vêtus de leur uniforme, et certains, de leurs belles chaussures, les enfants étaient tout excités de leur sortie ; le voyage en voiture faisant déjà partie de la fête ! Tout le long de la route, ils ont commenté ce qu’ils voyaient, heureux de sortir d’Agonsoudja. Destination : la ferme d’Atadje, d’Elodie, non loin de chez nous. Nous y avons découverts des autruches, quatre epèces de vaches (dont le meuglement a effrayé Célestine !), des chèvres, des moutons… mais aussi une zone de maraîchage, et des cacaoyers. Ce fut l’occasion pour nous de goûter les fèves de cacao fraîches et séchées. Délicieux !

Adultes comme enfants, cette sortie fut très enrichissante.

Merci à Elodie et à Aude pour leur accueil !

Vendredi 7 juin 2019

Ca y est, grâce au soutien de la marine française, notre salle de maternelle est désormais peinte ! La peinture illumine la salle ; les enseignants sont ravis de ce nouvel environnement. Nous attendons la réaction des enfants demain matin !
De leur côté, les enfants du CI imaginent avec leur maître Youen la ville de demain ! C’est en bonne voie, reste quelques arbres et espaces de verdure à ajouter…
Cette semaine, les travaux du nouveau château d’eau ont débuté avec les fouilles. Deux mètres de profondeur, à la main : impressionnant…. Approvisionnement, préparation des coffrages et ferraillage… tout est mis en oeuvre pour démarrer la fondation la semaine prochaine.

Dimanche 2 juin 2019

Ce matin, Xavier et Maylis nous ont quittés, après deux mois de présence. Nous leur adressons nos remerciements les plus sincères pour tous les services qu’ils nous ont apporté que ce soit au niveau du chantier, auprès des enfants, ou encore dans la confection de sirop et confitures !

 

L’électricité de la bibliothèque et de l’auberge est désormais terminée, grâce au suivi patient et rigoureux de Xavier 🙂 Il reste encore des traces de son passage sur les carreaux de la bibliothèque avec quelques formules d’électricité enseignées à André, l’apprenti électricien. Celui-ci a compris et appris beaucoup en un mois grâce à son professeur ! Ses conseils dans tous les domaines (autonomobile, charpente métallique, maçonnerie, plomberie…) m’ont été, personnellement, d’une grande aide ! Quand aux enfants, ils ont bénéficié avec joie de la disponibilité et l’affection de Maylis ; nulle doute que cela portera des fruits insoupçonnés dans leur épanouissement. Sébastien et Hervé, membres de l’équipe locale, n’ont pas manqué de relever que : « vous êtes vieux (pardon, âgés), mais qu’est-ce que vous travaillez ! Pour nous, jeunes, c’est un exemple à suivre, cela nous interpelle ». A méditer !

 

Mais outre ces services, c’est également leur présence dans la vie quotidienne qui pour nous volontaires ou membres du personnel a été également une joie. Les « Oh, Maylis ! » ou « Ecoute, Xavier ! » nous manqueront ; les mousses au chocolat et les crumbles pommes-mangues également ; les blagues de Xavier et la joie de vivre de Maylis aussi… La liste serait longue. Au cours de leurs week-end, en dehors de la Cité Damien, ils ont été les parents des volontaires et eu droit à de nombreuses demandes en mariage pour leurs supposées filles !

 

Nous remercions aussi Clémence, venue faire un stage de deux semaines parmi nous à l’école. Les enfants ont pu bénéficier de sa présence rassurante et constructive ; quand à Aude, elle a pu faire sa première expérience de maître de stage ! Nous savons que ce premier séjour en inaugurera bien d’autres pour Clémence !

 

L’émotion était forte ce matin, exprimée par les femmes, retenue par les hommes ! Nous gardons donc dans notre coeur tous ces souvenirs et moments partagés avec eux pour poursuivre notre route chacun de notre côté, mais unis par cette Cité dont l’aventure nous est désormais commune.

 

Vendredi 31 mai 2019

18 h 30 : nous lançons, sous la pluie, les travaux du château d’eau par une prière puis un premier coup de pioche ! Les équipes de l’entrepreneur et de la Cité Damien se retrouvent pour le lancement de cet ouvrage qui permettra de garantir un accès à l’eau permanent à la Cité Damien, ce grâce à l’installation solaire offerte par Energies Sans Frontières il y a deux mois. Nous concrétisons par cette bénédiction une attente de plusieurs mois ! Rendez-vous dans trois mois pour le résultat !

Vendredi 24 mai 2019

La Cité Damien a accueilli aujourd’hui un équipage de la marine nationale française, en escale à Cotonou, pour un coup de main à la Cité Damien. Opérations peinture, électricité et potager !

 

La salle de classe de maternelle est désormais en voie de transformation. Sous la direction de Florent, notre peintre, munie de pierres ramassées sur le chantier, l’équipe s’est mise à poncer la pièce durant une heure, engloutie par un nuage poussière, afin de préparer la pose de la sous-couche. Les enfants, déplacés dans la bibliothèque exceptionnellement, ont observé d’un air curieux et intrigué ces étrangers investissant leur lieu ! A la fin de la journée, la peinture blanche illuminait déjà la pièce. Florent et son équipe continueront le travail la semaine prochaine pour une maternelle toute belle et rénovée ! Cela nous donne un avant-goût du résultat final pour l’ensemble du bâtiment, lorsque nous le pourrons.  Merci à l’équipage pour son coup de main et le don des pots de peinture.
D’autres, sous la houlette de Xavier, ont installé l’électricité sous la nouvelle paillote proche de la bibliothèque. Elle servira à accueillir les enfants pour diverses activités, à prévoir quelques soirées cinéma en plein air ou encore de lieu de réunion. Travail efficace pour un résultat que nous testerons dès demain !

 

Enfin, l’équipe du potager s’est vue d’un coup renforcée pour la réalisation de planches mulch… Ces fameuses planches aux 15 couches de terre, feuilles de neem, feuilles de morenga, fientes de poules, paille, charbon,… qui ont pour objectif de mieux protéger nos futures semences des attaques extérieures 🙂 Houes, pelles, marteaux, scie, coupe-coupe à la main, les marins se répartissent sur les diverses tâches à effectuer : creuser, chercher les feuilles nécessaires, faire des piquets, poser les planches de bois, etc. Trois planches démarrées en quelques heures – pour une planche réalisée en deux jours habituellement. Merci ! La zone proche de papayers est désormais quasiment convertie en mulch. Reste à suivre les résultats de la production pour évaluer leur efficacité.

 

Tout ceci s’est passé dans une ambiance conviviale et bon enfant. Encore un immense merci pour ces coups de main précieux !

Samedi 11 mai 2019

Ces derniers jours ont été marqués par la pluie… Enfin ! Les repousses de pluie n’auront pas eu raison de nous. Trois pluies qui nous ont permis de lancer le champ : arachide, haricots rouges et patates douces.

 

Par ailleurs, nous avons participé hier à un nouveau marché à Cotonou, le marché Eco-local, en partenariat avec d’autres producteurs agro-écologiques. Ce fut un bon moment de rencontre, d’échange, de partage tant avec les clients qu’avec les producteurs. La prochaine édition aura lieu le 1er juin. A suivre !

Nous sommes sinon dans la dernière ligne droite avant les vacances scolaires : les enfants arrivent au bout du programme prévu, les sorties et fêtes de fin d’année se préparent… et les cours de vacances du mois d’août aussi ! Dimanche prochain, les animateurs, français et béninois, se retrouveront pour une journée de préparation. Objectif : préparer le mois d’août afin d’accueillir l’équipe française qui viendra lui donner un coup de main pour les activités.
Enfin, nos volontaires actuels ont pris le rythme ! Xavier et Maylis sont arrivés il y a plus d’un mois maintenant. Xavier suit de près l’électricien pour les finitions au niveau de la bibliothèque : un mois de cours particuliers pour André, l’apprenti électricien, heureux de comprendre ce qu’on lui a appris à faire ! Maylis donne un coup de main auprès des enfants, mais aussi à la confection des confitures et sirop faits maison ! Quand à Laure, elle vient de poser ses valises pour quatre mois afin de s’investir dans le volet pédagogique.

Mercredi 24 avril 2019

L’histoire a commencé en France quand ESF a accepté d’installer les panneaux solaires pour assurer l’éclairage de la grande salle de bibliothèque du Centre Damien. De mon côté, au sein de cette association, à Grenoble, j’ai trié des livres qui nous avaient été donnés par une bibliothèque locale qui fermait. J’ai sélectionné ceux qui pourraient intéresser les enfants et les adolescents et les ai fait expédier par container avec le matériel photovoltaïque. C’est donc 280 kilos de livres qui sont partis de France et qui ont rejoint d’autres centaines d’ouvrages déjà cédés par des associations françaises. J’ai eu le plaisir de découvrir tout cela lors de mon voyage en mars au CDM.

Tous ces livres, c’était beaucoup pour les seuls élèves du Centre, aussi, Domitille et l’équipe pédagogique ont décidé d’ouvrir les portes de la bibliothèque à d’autres écoles du village. Quelle belle initiative ! Accompagnés de leurs maîtresses, les 28 et 29 mars, les élèves de CE1 et de CE2 de l’école publique d’Agonsoudja sont venus passer deux heures dans cet espace culturel unique. J’ai pu assister sur place à cette « première » et je dois dire que ce n’est pas sans émotion que j’ai pu « lire »  leur étonnement devant tant d’ouvrages mis à leur disposition. Dans un premier temps, l’équipe pédagogique du Centre leur a expliqué comment étaient  classés les ouvrages. Ensuite, par petits groupes, ils ont dû répondre à des quizz en cherchant les réponses dans les livres, placés dans des caisses, par thèmes. Cela a permis de se familiariser avec la notion de classement. Ils étaient plutôt timides car très impressionnés mais les plus hardis ont répondu ! Mais pour moi, le moment le plus fort a été d’observer les enfants regarder Cloé qui leur lisait une histoire. Tous les yeux étaient braqués sur elle ! Silencieux, ils buvaient ses paroles tout en regardant les illustrations du livre qu’elle feuilletait devant eux !

L’expérience doit se poursuivre et s’étendre à d’autres classes et sur un temps plus long.

J’espère vraiment que progressivement cette bibliothèque pourra accueillir TOUS les enfants des écoles alentours, chaque jour de la semaine, et même après les heures de classe puisque maintenant elle bénéficie d’un éclairage !  Il y a là de quoi éveiller la curiosité de tous, de quoi encourager l’envie de lire chez les enfants, les adolescents et même les adultes ! Mais … chaque chose en son temps … tout cela doit s’organiser et trouver un mode de fonctionnement adapté…

J’espère revenir dans quelques années et voir cette espace culturel largement ouvert à la population, enrichi de nouveaux ouvrages,  et fonctionnant à temps plein pour donner tout son sens à cet effort collectif !

Témoignage de Jocelyne Lebeau
Bénévole au CDM du 17 au 30 mars 2019
Membre actif d’Energie Sans Frontière et d’Aide et Action

Samedi 20 avril 2019

Depuis deux semaines, la Cité Damien a retrouvé un autre rythme. A la suite des volontaires de ces dernières semaines, Xavier et Maylis, retraités, nous ont rejoints pour deux mois. Xavier assure le suivi des chantiers, dispensant au passage quelques cours d’électricité à nos apprentis ; tandis que Maylis donne un coup de main à la bibliothèque et à l’école. Leur présence est précieuse et toujours, pour l’équipe sur place, occasion de rencontre et d’échanges.

Les vacances scolaires nous permettent elles de préparer le dernier trimestre, avec au programme quelques sorties et festivités qui nous augurent de bons moments : les P’tits jardiniers se préparent, avec Aude, à une sortie au parc de la Sitatunga à Zinvié ; les Sportifs s’entraînent avec Youen à la Foulée béninoise du 9 juin prochain ; tandis que nos acteurs en herbe ont une pièce à préparer, donnant à Cloé l’occasion de se plonger dans la vie de Saint Damien ! A suivre !

Nous reprendrons aussi à la rentrée nos ateliers avec les enfants de l’école publique. Inaugurés début avril, chaque classe de l’école est invitée à venir découvrir la bibliothèque par petits groupes pour se familiariser avec les livres, la recherche thématique, l’organisation d’une bibliothèque… Des ateliers thématiques sont également prévus, en lien avec les programmes scolaires. C’est une joie de pouvoir ouvrir notre bibliothèque aux enfants de l’école publique, quand on connaît les conditions d’apprentissage dont ils bénéficient.

Nous avons également reçu la première quinzaine d’avril la visite de deux membres de l’association Centre Damien en France, avec Donatienne, présidente, et Marie, membre du Conseil d’administration. Cela été l’occasion pour elles de mesurer les avancées tant des travaux que des actions menées au niveau pédagogiques et écologiques. Nous avons beaucoup travaillé également sur les perspectives de développement de la Cité