Trois semaines d’aventure solidaire au Bénin

Comme chaque année depuis près de dix ans, un groupe d’étudiants et jeunes pros part au Bénin, pour une mission d’animation auprès des enfants d’une paroisse.

Cette année, pour la deuxième fois, nous avons posé notre matériel à la paroisse Saint Paul de Zogbadje, dans la ville de Calavi, située entre Cotonou et la Cité Damien.

L’année a été riche et intense en préparatifs : préparation des ateliers culturels, des animations, récolte de matériel nécessaire aux activités, échanges sur la rencontre interculturelle et découverte de l’équipe qui partagera pendant trois semaines la même maison. Nous sommes sept à partir cette année : Hélène, Yves, Albane, Camille, Michel, Philippine et Clémence.

Dès le départ nous sentons monter un mélange de hâte et d’appréhension, pour ceux dont c’est le premier voyage en Afrique notamment, mais la bonne préparation et la présence « d’anciens » apaise les esprits.

A l’arrivée à l’aéroport de Cotonou, nous sommes tout de suite plonger dans la vie béninoise, la température, le bruit de la ville, la circulation… loin de nos habitudes européennes !

La maison paisible de Calavi dans laquelle nous sommes accueillis nous met instantanément à l’aise, chacun s’installe dans sa chambre, et l’aventure peut commencer : la vie en communauté, les temps d’échange et de partage, et la découverte d’un pays et de sa culture.

Si les animateurs béninois ont eu du mal à s’approprier nos propositions pédagogiques, très différentes des leurs, certains ont vraiment fait l’effort du dialogue et de la confiance réciproque, en étant fidèles aux activités pendant tout le séjour. Grâce à leur présence et à leurs explications, nous avons mieux compris les habitudes éducatives locales et avons essayé de tirer le meilleur de nos façons de faire respectives, dans l’intérêt des enfants.

Partir en voyage solidaire au Bénin est une vraie opportunité pour entrer au cœur de la rencontre interculturelle, pour découvrir ce beau pays, ses paysages, son histoire marquée notamment par l’esclavage et la colonisation, pour faire la connaissance de ses habitants accueillants et toujours heureux de partager leur quotidien.

C’est aussi l’occasion de se rendre compte de l’importance de l’éducation par le jeu et les loisirs. Parfois mises de côté, les activités périscolaires sont pourtant un moyen de s’épanouir et d’apprendre autrement. Faire découvrir aux enfants la lecture, l’esprit d’équipe dans le jeu, la patience et la persévérance dans les activités manuelles est vraiment le point fort de ce séjour. On le répète souvent, car c’est bien vrai : on reçoit beaucoup plus que ce que l’on donne. Partir c’est aussi accepter, avec humilité, que l’Autre que je croyais plus pauvre que moi est en réalité beaucoup plus riche que moi.

 

Clémence Didier

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