Equiper le potager de Damien

Depuis quelques mois, nous avons lancé ce qui constitue le volet économique de la Cité Damien : notre potager bio.

Deux objectifs

Prendre en charge une partie de nos frais de fonctionnement, mais également, à travers des jardins potagers, sensibiliser et former les enfants à une agriculture biologique. Beaucoup d’agriculteurs utilisent en effet des pesticides au Bénin, avec, à la clé, une contamination intensive du sol et des produits. Bref, le bio reste peu développé et commence à être recherché par les consommateurs.

Notre souhait

Monter une AMAP qui permettra à des consommateurs locaux de s’engager, de s’investir et de porter avec nous la démarche biologique. Pour nous, après quelques mois d’expérience, c’est aussi une option qui facilitera la vente de nos produits. En effet, en proposant des paniers à 3 000 F ou 5 000 FCFA par semaine, via un abonnement payé à l’avance, nous avons la garantie d’écouler nos produits et d’éviter un maximum de perte-gâchis.


Si les débuts sont prometteurs, il nous faut cependant répondre à la problématique de l’arrosage.
Et qui dit arrosage, dit eau.

  • Avoir à l’accès à l’eau, en particulier le soir, à l’heure où le soleil ne tape plus -> cela passe par la réalisation d’un second forage et d’un château d’eau, dédié uniquement à l’activité maraîchère ou l’arrosage des plantes. L’arrosage puise sinon (comme actuellement) dans le château d’eau destiné aux bâtiments. Ce château d’eau se remplissant grâce à une pompe solaire, une fois vidé, il ne donne plus la possibilité d’avoir de l’eau le soir jusqu’au petit matin…
  • Équiper notre potager d’un système de goutte-à-goutte : économiseur d’eau, mais aussi de fatigue pour l’équipe qui assure l’entretien des fruits et légumes.
  • Enfin, ces investissements nous permettront d’élargir notre espace à cultiver pour mieux répondre à la forte demande des consommateurs.

Que de bonnes raisons donc pour nous aider à réunir ces 15 000 €. Nous sommes à votre disposition pour répondre à toutes vos questions !

Nous remercions vivement la Fondation Sarepta pour son soutien d’un montant de 8000€ à notre château d’eau.

 

Le potager de Damien

Avis à tous les Cotonois :

concombres, tomates, melons, papayes, fruits de la passion, 100 % bio, sont actuellement à votre disposition ! N’hésitez pas à contacter Le potager de Damien au 95.25.24.07 ! Les livraisons sont effectuées tous les mardis et jeudis à Cotonou, à la Gerbe d’Or (centre ville, marché Ganhi).

Un service de commande en ligne est disponible via cette page :
http://www.centre-damien.com/lepotagerdedamien/.

Pour découvrir la Cité Damien, contactez-nous également. C’est avec joie que nous vous accueillerons sur place, avec possibilité de faire participer les enfants.

Notre activité maraîchère a pour but de fournir une source de revenus à la Cité Damien afin qu’elle puisse subvenir à longs termes à son fonctionnement. Elle vise aussi à développer un réseau autour de la Cité Damien pour permettre le croisement de bonnes volontés, de savoir-faire, et d’enthousiasmes en tous genres, ceci dans un esprit familial. Et elle a bien sûr pour objectif de proposer une alimentation saine aux enfants qui investiront les lieux prochainement 🙂

Ma maison pour trois semaines !

CDM-Aout2016-771La Cité Damien a pour vocation d’accueillir des volontaires pour quelques semaines à plusieurs mois, selon les disponibilités de chacun. Cette proposition est l’occasion de faire l’expérience de la rencontre, mais aussi de rendre un service tout en s’imprégnant des lieux et du projet. Clara est venue vivre à la Cité Damien au mois d’août, avec Martin et Isabelle. Elle nous fait part de son aventure, avec enthousiasme !

Ce qu’il faut savoir en premier lieu, c’est que ce voyage au Bénin n’était pas du tout prévu à l’origine. J’ai décidé de me laisser embarquer dans l’aventure au dernier moment (billets pris début juillet pour un départ fin juillet), avec une envie de découvrir un nouveau pays (que dis-je, un continent), d’apprendre à connaître de nouvelles personnes, de me rendre utile… en gros, de vivre un été riche. Mais cela signifiait aussi qu’il fallait que je surmonte quelques appréhensions, certaines très personnelles (ceux qui me connaissent savent que les voyages n’ont pas toujours été mon fort…), d’autres plus communes comme la peur de l’Afrique, le fait de ne pas connaître les gens avec qui on part, le palu… Bref, en gros j’étais partante, mais j’attendais de voir. Autant dire que quand je suis arrivée à la Cité Damien en pleine nuit après 20 min de piste hyper cabossée, je n’en menais pas large. Mais où donc allais-je finir ??

Eh bien, j’allais finir dans un lieu magnifique (bon, c’est sûr, à la lumière du jour c’est plus simple de s’en rendre compte), un lieu accueillant, un lieu qui se construit, un lieu d’avenir… et ma maison pour 3 semaines !

La Cité Damien

Ce projet, quand on est à Réseau Picpus (mouvement picpucien des jeunes, qui envoie chaque année des volontaires dans le cadre de la Cité Damien), on en entend parler régulièrement. On aide à le financer avec des concerts, des actions ponctuelles, on court la foulée béninoise… Mais ça reste quelque chose d’abstrait. Vivre sur le lieu permet de mieux comprendre le projet et d’en percevoir toute la richesse. Personnellement, cela m’a permis de réaliser que ce lieu allait être vraiment porteur pour la région (il l’est déjà puisque de nombreux ouvriers y travaillent et que le lieu commence à être connu). IMG_3863J’ai perçu à quel point ce serait un petit paradis pour les enfants. Mais je me suis aussi rendu compte que ce serait un lieu de formation pour les adultes (je ne savais pas) et que le fait d’y créer une communauté de volontaires serait une vraie opportunité pour nous, jeunes Français, d’aller à la rencontre de la culture béninoise dans un cadre porteur.
J’ai mesuré l’ampleur du projet (c’est grand ! ça va être long !) et la charge de travail que cela représentait (le potager commence à donner du fruit, beaucoup de fruits !). D’ailleurs avant d’y travailler trois semaines, je n’avais pas vraiment conscience qu’il y avait un potager, qui permettra à long terme d’être une source de revenus pour le centre et de nourrir les enfants qui y viendront.

Long-terme : pour moi, c’est ça le mot-clé du projet de la Cité Damien. Il faut bien se rendre compte que c’est un projet au long cours, que les choses prennent du temps, qu’il faut s’armer de patience pour voir les fruits de nos actions en France et de tout le travail de Domitille (la directrice !) sur place. Mais ça vient ! Bientôt la chapelle et la bibliothèque vont sortir de terre, ce qui permettra d’accueillir les premiers enfants sur place. Et quoi de plus concret que des enfants, symboles d’avenir, pour donner sens à tout ça ? Car au final, même s’ils ne sont pas encore là, ce sont eux qui sont au centre du projet.

Ce que j’y ai fait

CDM-Aout2016-495En ce moment, le gros du boulot, c’est de s’occuper du potager. Il faut savoir que la terre béninoise est très fertile et que, pour peu que les plantations soient bien arrosées (ce qui est le cas grâce à un système tout neuf), tout pousse très vite ! En l’espace de 3 petites semaines, on est passés de petits plants de concombres à des plantes plus grandes que nous et des concombres dans notre assiette. C’est impressionnant ! Il faut donc régulièrement désherber, mettre des tuteurs, re-désherber, arroser, ramasser les feuilles de teck, mettre de la fiente de poule autour des arbres en guise de terreau (en fait ça ressemble à de la terre…). On n’a pas manqué de travail ! Mais il ne faisait pas trop chaud (28-30 °C) et on était bien dans nos « champs » !

Le principe est aussi d’accueillir tous les gens de passage donc on cuisinait régulièrement pour les membres du groupe Réseau Picpus et pour Serge et ses frères qui venaient régulièrement nous prêter main forte, ce qui a donné lieu à nombre de tablées très conviviales.

Enfin j’ai donné un coup de main au groupe Réseau Picpus un après-midi dans leur mission auprès des enfants de la paroisse à Calavi. J’ai adoré être au contact des petits et les voir profiter de toutes les activités. Ça donne un bon aperçu de ce qui pourra se faire à la Cité dans les prochaines années.

Ma découverte du Bénin et de l’Afrique

Ce voyage a été pour moi une formidable opportunité de découvrir un pays africain. Dès l’aéroport de Cotonou, on est plongés dans le bain… et c’est génial ! Un peu le bazar, mais génial ! J’ai beaucoup aimé découvrir le Bénin et sa culture (les rois d’Abomey, l’esclavage, les effets de la colonisation, son développement depuis la décolonisation…), sa belle nature, ses plages, ses enseignes complètement loufoques, sa circulation routière (faut s’accrocher), les enfants trop mignons !

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L’équipe 2016, avec Macaire, Hervé (le gardien) et sa famille

J’ai surtout trouvé les gens très accueillants. C’est un peu cliché de dire ça mais je m’attendais à des réactions plus mitigées voire à du ressentiment vis-à-vis de nous les yovos (Blancs), or j’ai constaté que nous étions toujours accueillis très chaleureusement, même quand on était freinés par la frontière de la langue (au village notamment). Il a suffi de trois semaines pour créer des liens avec les gens qui vivent et travaillent à la Cité Damien, c’est super, non ? Finalement, c’est étrange à dire mais je ne me suis pas sentie si dépaysée que ça. Je pense que le fait qu’on ait été vraiment bien accueillis y a beaucoup contribué.

Comme vous pouvez le constater, ces trois semaines ont été effectivement très riches et j’encourage chacun à vivre cette expérience ! Domitille vous attend (elle a besoin de main d’œuvre !) et vous accueillera comme elle sait le faire. Et franchement, allez-y sans crainte, on est bien là-bas.

Clara

Une branche luxembourgeoise pour le Centre Damien !

Une association « Centre Damien de Molokaï » vient de se créer au Luxembourg, avec la signature officielle des statuts ce mardi 21 juin 2016 ! Laurent Garric, président, Gwen Wyndaele, trésorier, et Mariette Levaye, secrétaire, sont les initiateurs de cette nouvelle aventure, en lien avec notre association en France et le Centre Damien au Bénin.

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Mariette Levaye, secrétaire

Mariette Levaye, secrétaire

Comment avez-vous connu le Centre Damien ? 

Mariette – J’ai entendu parler du Centre Damien la première fois par Domitille Blavot, qui venait rejoindre en 2009 les OPM à Paris. Une religieuse missionnaire me l’a présentée en disant qu’elle a vécu aussi au Nord Bénin comme volontaire. Un point commun avec moi : le Bénin ! Et la passion pour l’Afrique!

Domitille, par son dynamisme, sa joie de servir Réseau Picpus (mouvement picpucien des jeunes) et sa ténacité à croire en ce beau projet du Centre Damien, a su retenir mon attention et éveiller ma curiosité  pour l’évolution de  ce projet, qui depuis est devenue une très belle oeuvre. Puis j’ai rencontré le P. Serge, tout aussi enthousiaste et contagieux pour ce projet. Je me suis laissée interpeller… Un peu spectatrice pendant  5 ans… je passe à l’action.

Laurent – Pour ma part, j’ai connu le centre Damien en participant à un séjour des volontaires de Réseau Picpus au Benin durant l’été 2015. Les actions de financement menées avant le séjour m’ont sensibilisé aux projets du Centre Damien ; mais c’est surtout le séjour sur place et les visites au Centre Damien qui m’ont fait plonger dans le bain !

Gwen – Et moi, j’ai connu le Centre Damien grâce à Laurent – notre « président luxembourgeois » 😉 – qui est un collègue et un ami depuis plus de 4 ans. Laurent est impliqué dans ce projet depuis quelques années maintenant et il revient toujours avec de belles histoires, qu’il partage avec plaisir. Il a su me donner l’envie de participer à ce beau projet.

Qu’est-ce qui, dans le projet du Centre Damien, vous a particulièrement interpellés ?

Gwen Wyndaele, trésorier

Gwen Wyndaele, trésorier

Gwen – Il s’agit d’une belle initiative humaine, qui va au-delà de ce qu’on pourrait attendre d’un projet humanitaire. Il s’agit évidemment de venir en aide mais, plus encore, il s’agit de partager et de rassembler autour de mêmes valeurs. Et tout ceci semble bien fonctionner, depuis quelques années déjà, ce qui témoigne non seulement de la viabilité de ce projet, mais aussi de son succès passé et de son grand potentiel pour l’avenir.

Mariette – Ce qui m’a surtout touchée dans ce projet, ce fut tout d’abord son but : offrir un lieu d’accueil et d’éveil aux enfants par la culture et le loisir, permettre aux enfant un épanouissement intégral. Une nouveauté et un défi, car d’autres structures pour l’enfance existent au Bénin, mais dans d’autres domaines. Et puis, j’ai été interpelée par ce travail de fond respectant aussi bien la culture et le rythme du pays, les différents engagements de chacun ici en France et au Bénin ; le tout ancré dans la spiritualité de St Damien de Molokaï.

Laurent – Pour moi aussi, le souci d’éduquer les enfants à travers les loisirs. Je pense que les loisirs touchent les enfants et sont un moyen de leur transmettre des valeurs qui peuvent les aider à construire leur vie d’adulte plus tard. Je partage l’idée des fondateurs du Centre Damien pour qui l’avenir de l’ Afrique passe par les enfants.
Et il y a aussi l’aspect interculturel qui est très présent et qui m’a aussi touché. C’est un sujet auquel j’ai été souvent confronté dans ma vie et je suis convaincu que la rencontre de L’autre,particulièrement lorsqu’il appartient à une autre culture, nous enrichit beaucoup. De ce point de vue, Français et Béninois ont beaucoup à apprendre les uns des autres dans le domaine pédagogique.

Laurent Garric, président

Laurent Garric, président

Comment est née l’idée de création d’une association luxembourgeoise pour le Centre Damien ?

Laurent – L’idée a germé petit à petit dans mon esprit lorsque j’ai vu l’intérêt de mes collègues et amis au Luxembourg pour le projet. Ils se sont beaucoup mobilisés lors de la foulée beninoise 2015 et aussi lors de la soirée retour que j’avais organisé après le séjour. Mon employeur m’a également soutenu en m’offrant des vacances et en me payant les frais de séjour. Je me suis alors dit que cet enthousiasme ne devait pas retomber et qu’il fallait saisir ces opportunités pour faire connaître le Centre Damien au Luxembourg.
L’idée de l’association est venue par la suite lorsque nous avions déposé notre candidature pour avoir un stand au marché de Noël 2015 au sein de mon entreprise. La responsable m’avait alors contacté en me disant que notre projet était intéressant mais qu’il fallait être une association luxembourgeoise pour que notre candidature soit retenue. Après en avoir discuté avec Domitille et Serge, on a décidé de créer l’association ! L’engagement de Mariette et de Gwen dans le projet a été déterminant : il faut des personnes motivées pour se lancer dans une telle aventure !

Et vous, Mariette et Gwen, q’est-ce qui vous a motivés pour vous lancer dans l’aventure ?

Mariette – Je suis luxembourgeoise, habitant à Paris, mais je travaille au Luxembourg. Pour moi, c’est une évidence de faire connaître ce beau projet à mes amis et mes connaissances au Luxembourg, d’autant plus ils ont suivi mon expérience au Bénin quand j’y étais. Un réseau est donc présent. Mais avant tout ce projet répond à un appel plus profond : il est un engagement et une continuité dans ma vie d’ancienne volontaire au Bénin et il répond à mon engagement missionnaire qui reste une des priorités dans ma vie.

Gwen – Il me semble utile de créer une structure afin de pouvoir mener nos actions dans un cadre un peu plus officiel et organisé.

Qu’envisagez-vous dans un premier temps pour l’association ?

Mariette – Déjà approfondir les liens qui existent. Ensuite, rejoindre les jeunes universitaires, faire connaître dans nos lieux de vie et professionnels ce projet, proposer aux jeunes de partir au Centre Damien pour mettre au servir ses compétences, réaliser un site sur le Centre Damien en 5 langues !

Gwen – Nous devons aussi lever des fonds au plus vite, et nous sommes encore en pleine discussion sur les actions à prendre pour le lancement de nos « opérations ». Laurent va bientôt partir au Bénin et nous allons attendre son retour pour présenter le compte-rendu de son projet… C’est notre meilleure publicité ! Puis nous allons lancer d’autres actions à la rentrée de septembre 2016 ! Laurent et Mariette débordent déjà d’idées et, comme l’a dit Mariette, nous allons aussi nous mettre en relation avec l’aumônerie de l’université du Luxembourg pour recruter des jeunes motivés et prêts à s’investir dans notre projet.

Laurent – Comme l’ont dit Mariette et Gwen, je pense que la priorité est de faire connaître le Centre Damien au Luxembourg. Pour cela, on va mobiliser nos réseaux. C’est comme ça que le Centre Damien gagnera en visibilité et qu’il aura de plus en plus de supporters ! Plus largement, je crois que nous devons être enthousiastes et audacieux : il ne faut pas hésiter à frapper à toutes les portes car le Centre Damien touche les coeurs, j’en suis témoin !

Gwen – Et merci à toute l’équipe existante pour ce que vous avez déjà fait et pour tous les projets à venir !

5 presses-briques pour le Centre Damien !

M6 FONDATION - FABRIQUE TA BRIQUE

L’aventure a commencé le 22 janvier avec une proposition de parrainage de la part de Marjorie, salariée du groupe M6 et belle-sœur de Domitille. La Fondation M6 lançait une opération appelée « Fabrique ta brique », ayant pour objectif de donner 10 presses-à-brique à une association qui construit des bâtiments dans un pays en voie de développement. Nous avons donc postulé, rempli un dossier de candidature, surmonté trois entretiens, et, le 13 avril, la Fondation M6 nous a donné une bonne nouvelle : le Centre Damien gagne 5 presses-à-brique !

La Fondation M6 œuvre dans le milieu carcéral. Parmi les actions menées figure le soutien à la formation des détenus, en vue de leur réinsertion. Huit détenus de la prison de Liancourt, dans l’Oise, ont ainsi suivis une formation de soudeur et ont fabriqué des presses-à-brique. L’association Centre Damien a été invitée à la remise officielle des presses le 28 avril. Ce fut un moment IMG_0222important pour ces détenus fiers de leur travail et qui nous ont montré, avec beaucoup de patience et de pédagogie, comment les presses fabriquent des briques. Entièrement mécaniques, elles sont étudiées pour réaliser des briques de bonne qualité avec le minimum d’effort physique et le maximum d’efficacité.

Jeudi 12 mai, une animation était organisée par la Fondation M6 pour les salariés du groupe. Nous étions invités en tant qu’association gagnante pour faire connaître le Centre Damien et motiver les collaborateurs à nous faire des petits dons complémentaires : petites fournitures scolaires, livres, etc. Notre projet, en particulier la future bibliothèque, a été très bien accueilli par les personnes qui s’arrêtaient un instant pour discuter et regarder quelques images du Centre Damien.

Nous remercions la Fondation M6 pour ce don de 5 presses-à-brique qui nous permettra de gagner beaucoup de temps et d’énergie sur le chantier. Avec ces outils flambants neufs, nous pourrons former des ouvriers à la fabrication de briques compressées, accélérer le rythme de la construction et concrétiser rapidement notre projet de bibliothèque !

Donatienne

Des dons pour la bibliothèque

« Je crois que la vie a besoin des livres, dit Esther, je crois que la vie ne suffit pas. » (Grâce et dénuement, Alice Ferney)

L’association Centre Damien de Molokaï lance un appel aux dons pour la construction de sa bibliothèque. Après les premiers bâtiments indispensables pour envisager sereinement la suite, la bibliothèque sera donc le premier ouvrage dédié à l’accueil des enfants. Une étape cruciale, fondatrice pour la Cité Damien !

La bibliothèque, c’est…

→ 50 enfants par jour, suivis dans le cadre d’un accompagnement scolaire personnalisé
 1 000 enfants par an, qui pourront se plonger dans des aventures mystérieuses dans le cadre de colonies de vacances ou classes de nature
→ 5 000 livres
→ Un bâtiment sur 1 étage de 50 m sur 10 m
→ Une charpente en bois avec tuiles
→ Un gros oeuvre de 150 000 € (hors aménagement et équipement).
→ Un démarrage des travaux prévu en juillet 2016

Des partenaires : 

  • Le fonds ISSA du groupe Sogea Satom ;
  • Missio Luxembourg ;
  • Le groupe Cimbénin par un don de plusieurs tonnes de ciment ;
  • La Fondation M6, qui nous offre cinq presses-à-briques grâce au prix « Fabrique ta brique » que nous avons gagné ;
  • Le groupement paroissial de Saint-Rémy-Lès-Chevreuse ;
  • Réseau Picpus, à travers les concerts de son Chœur Gospel Pic’Pulse donnés en mai 2016.

Mais cela ne suffit pas !

COMMENT NOUS AIDER ?RP_Benin2014_ES_155

En contribuant par un don ! Plusieurs options :

  • En ligne : par paiement électronique sécurisé (via la plateforme HelloAsso).
    CDM-Site-don-en-ligne
  • Par chèque : à l’ordre de « Centre Damien de Molokaï », à envoyer à :
    Association Centre Damien de Molokaï
    209 avenue Daumesnil
    75012 Paris
  • Par virement : il peut être effectué en ligne aussi bien qu’au guichet, en France ou au Bénin.
    • En France :
      IBAN : FR76 3000 3035 9000 0506 1139 252.
    • Au Bénin :
      IBAN : BJ 104 01001 0325 799 230 01 – 83 –
      SWIFT : SOGEBJBJ

Quel que soit le moyen de règlement utilisé, vos dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66 % du montant de votre don dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. Ainsi pour un don de 100 €, vous ne débourserez que 34 €.

Merci par avance pour votre soutien. Vous pouvez suivre l’avancement des travaux via notre rubrique « Jour après jour ».

Pourquoi une bibliothèque ?

RP_Benin2014_DB_12aout_31Nous sommes convaincus que la lecture est un moyen déterminant pour apprendre (l’orthographe, les mots, la grammaire, etc.) et pour découvrir le monde qui nous entoure. Nos années d’expérience auprès d’enfants nous ont montré que l’accès à la lecture est très limité au Bénin. Pourtant, dès que l’on met en place les conditions nécessaires (lecture à voix haute, jeux autour des mots, prêts de livres), les jeunes de tous âges nous expriment leur joie d’avoir accès à cet univers.

 

 

Les volontaires partis dans le cadre de Réseau Picpus nous le confirment :
« La première semaine était consacrée à faire découvrir aux enfants le principe et les règles d’utilisation d’une bibliothèque ainsi que les différents livres s’y trouvant. Des petits jeux de mots à partir du dictionnaire étaient réalisés avant de laisser aux élèves le temps de lire librement, chose à laquelle ils s’adonnaient avec un grand plaisir. Les enfants étaieRP_Benin2014_DB_20aout_12nt émerveillés et curieux devant tous ces livres, venaient poser des questions et étaient fiers d’expliquer qu’ils avaient déjà vu tel animal, qu’ils connaissaient tel personnage… Certains changeaient de livre toutes les cinq minutes tandis que d’autres restaient plongés dans un seul. Ceux qui n’avaient pas eu le temps de finir essayaient de revenir à divers moments de la journée. (…) Je suis contente de m’être occupée de la bibliothèque : la joie des enfants, leur curiosité, leur simplicité m’ont émerveillée. Ce fut une bonne expérience qui m’a enrichie humainement ! » (Aliette, groupe Bénin 2015)

La bibliothèque sera située à l’entrée du Centre Damien, visible immédiatement. Elle sera construite sur deux étages, avec au rez-de-chaussée une ludothèque, un cyber et des salles polyvalentes pour l’organisation d’activités diverses et à l’étage la bibliothèque, espace à la fois de travail et de détente. La salle de lecture donnera sur une grande terrasse extérieure ; tandis que le bâtiment se situera dans un jardin.

La bibliothèque sera un lieu pivot au Centre Damien, enfants comme adultes pourront y accéder facilement, avec un accompagnement pour que chacun y trouve son bonheur dans le respect de tous.

Une action directe qui souhaite perdurer

Visite du Centre Saint Damien. Patrick Levaye nous livre ses impressions à sa découverte du Centre Damien, dont il avait déjà tant entendu parler…

 

DSCN2978C’est à l’invitation du père Serge et de Domitille que nous avons visité le centre Saint-Damien. Nous étions un groupe franco-luxembourgeois de cinq personnes : Mariette mon épouse et aussi responsable des oeuvres pontificales missionnaires pour le Grand-duché du Luxembourg (Missio Luxembourg), Gregory Turpin, Cécile Mouré et Pierre Chausse.

J’avais entendu parler du centre depuis quelques années déjà et eu l’occasion de visionner un film sur les premiers travaux de terrassement et de clôture. Et tout à coup voilà le centre sous nos yeux.

Dans cette campagne de Calavi, à quelques kilomètres au nord de Cotonou, il y a beaucoup de sérénité. Le centre est près d’un village mais bien séparé. Ses 5 hectares clos constituent un ilot de sérénité où déjà toutes les potentialités du site sont visibles.

IMG_4367-webNé d’une intuition du père Serge pour venir en aide aux enfants de la rue et grâce aux jeunes de Réseau Picpus à ses débuts, puis ceux de l’association Centre Damien qui se sont engagés pendant des années en faveur du projet, le centre commence à prendre forme.

DSCN3099Passé le portail, une paillotte nous accueille bordée de quelques arbres de teck, des arbres et fleurs….  Puis l’on découvre aussitôt le bâtiment administratif et d’hébergement, portant le nom « Tremelo » avec un patio bien agréable par la chaleur qui nous assaille (35 degrés). Une envie de farniente nous prend en même temps que d’une boisson bien fraîche. Nous sommes impressionnés par ce havre de paix et nous sentons bien que ce lieu a une vocation toute spéciale et unique.

IMG_4337-webDomitille, directrice du centre, a désormais le moyen de gérer sur place les opérations et peut même dormir sur place si elle  le souhaite puisque le centre est gardé. Elle fait d’ailleurs construire activement une maison en dur pour le gardien. Nous avons appris à connaître Domitille comme chef de projet toujours au taquet et non dénuée d’humour.

Sont aussi prévus, un terrain de foot, une aire de jeu, une bibliothèque et un peu à l’écart, pour plus de sérénité, une chapelle. La machine à briques n’a plus qu’à bien utiliser la terre du pays. Les ouvriers se donnent à plein pendant la saison sèche.

Cela fait vraiment plaisir de voir l’utilisation concrète des fonds venus d’Europe (association Saint-Damien et Mission Luxembourg notamment) et nous pourrons informer les donateurs qui auront ainsi à cœur de continuer leur action de soutien.

DSCN2963Le P. Serge fait planter à chacun de nous un arbre fruitier, symbole fort pour nous de rester en communion avec le centre, avant de repartir (pamplemoussier, tangelo, citronnier ou oranger). Ainsi nous participons aussi à la démarche du centre pour assurer à l’avenir son autofinancement.

Que notre vie stressante de parisien ou de luxembourgeois est loin. L’envie nous prend de rester au centre. Il y aurait bien du travail pour nous. Mais ce qui nous fait surtout chaud au cœur c’est de voir une action directe en faveur des plus démunis qui souhaite perdurer en comptant sur ses propres ressources.

Merci père Serge et merci Domitille pour votre enthousiasme communicatif, pour votre persévérance et pour votre créativité. Par vous le Seigneur est à l’œuvre et les populations qui entourent le centre Saint-Damien savent déjà quel avenir celui-ci aidera à préparer pour leurs jeunes.

Patrick Levaye

 

 

 

 

 

 

Un air d’élections…

Dimanche 6 mars 2016 : élections présidentielles au Bénin. Si la circulation est un peu plus importante qu’un dimanche habituel, les rues sont calmes. Les panneaux de campagne des candidats qui avaient littéralement envahi le pays depuis plusieurs semaines ont tous été retirés. Plus de débats dans les média. Plus de géants meeting. Plus de cortèges qui bloquent la circulation à coup de musique et de distribution de tracts. Les Béninois sont prêts à voter pour leur candidat et ne manqueront certainement pas cette occasion de s’exprimer. Ici, chacun se sent concerné. « Nous allons voter la rupture », me dit un vendeur d’un supermarché. « Et c’est qui la rupture ? » « Ah… Pascal, Talon…. En tous cas, certainement pas quelqu’un qui ne nous connaît pas et ne connaît rien au pays… » Sous-entendu, pas Lionel Zinsou.

Trente-trois personnes se sont portées candidates à l’élection présidentielle. Mais quatre se sont rendus de façon concrète plus visibles : Lionel Zinsou, Pascal Koupaki, Sébastien Ajavon et Patrice Talon. Tous représentent des réussites et des parcours très différents. Doit-on y voir le signe d’un Bénin qui se cherche ?

DSCN2798Lionel Zinsou tout d’abord, dit le « Yovo », « le blanc », ce qui veut tout dire de ce qu’il représente ici, en tous cas à Cotonou… A travers une belle campagne de communication, son slogan, « Le Bénin gagnant », se décline en plusieurs options : « plus de crédits », « plus de gouvernance », «  plus de revenus »,  «  plus de solidarité », etc. A Cotonou, ses affiches se retrouvent dans les lieux stratégiques, mais aussi particulièrement dans le quartier des affaires, des ambassades, des grandes institutions… Un électorat qu’il sait pouvoir être sensible à ses arguments. Lorsque l’on sort de la ville, la fibre sentimentale prend le dessus : « L’amour du Bénin »…

Lionel Zinsou semble être surtout le candidat des Béninois de l’extérieur : il représente la crédibilité sur la scène internationale, la compétence sur les questions économiques, l’ouverture possible vers une bonne gouvernance puisque hors de tout clan… Il n’est par contre certainement pas le candidat de la majorité des Béninois dans la région de Cotonou. Deux critiques fermes sont exprimées à son égard. Tout d’abord, il n’a jamais vécu au Bénin et il ne parle aucune langue locale. Bref, « il n’est pas des nôtres », « il ne connaît pas les réalités du Bénin, comment pourrait-il gouverner le pays ? » D’autre part, il est arrivé, premier ministre au Bénin, il y a un an, dans le gouvernement de Yayi Boni… Yayi Boni, président sortant, que chacun souhaite voir partir au plus vite…. Comment donc accepter ce candidat porté par un président qui a déçu et comme parachuté dans son gouvernement ? Derrière, il est certain que Lionel Zinsou représente tout ce que la classe moyenne béninoise ne souhaite pas voir arriver : un pays qui serait alors, selon elle, gouverné par la France… Nul doute pour elle que s’il est élu, ce sera parce que les élections ont été truquées. Lionel Zinsou a cependant fait alliance avec plusieurs partis. Un charpentier nous disait prévoir voter pour Zinsou parce que Adrien Houngbédji (PRD, Porto Novo) avait appelé à voter pour lui. Alors, qui sait.

DSCN2793Pascal Koupaki, lui, à travers également une campagne de communication bien menée, apparaît comme le technocrate, s’appuyant sur son expérience à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il a occupé les postes de Ministre des finances, puis de premier ministre entre 2011 et 2013. Il donne le sentiment et l’image d’un homme capable de diriger le pays, et semble, à vrai dire, réunir pas mal d’adhésions. Plus discret, il axe sa campagne sur les enfants de demain : « Prenons soin des citoyens de demain », « nos enfants, notre priorité », « Bâtir ensemble le Bénin nouveau ».

Par ailleurs, sans aucun parcours politique ou expérience dans le domaine, deux autres candidats, tous deux milliardaires, se sont présentés à l’élection, mettant leur fortune au service de leur campagne… Entendre : mettant les moyens nécessaires au service de leurs ambitions. Aucune règle n’existe au Bénin pour poser des limites qui rendraient la campagne plus égalitaire, voire plus déontologique. Peut-être cela sera-t-il un fruit de ces élections pour l’avenir ?

DSCN2842Sébastien Ajavon, dit « Seba » ! Son affiche arbore sa photo, parfois en tenue traditionnelle (comprendre, « je suis des vôtres »), parfois en costume-cravate, façon décontractée (mais les affiches sont beaucoup moins nombreuses) avec deux logos : une bougie, signe de son sens de la spiritualité, et un poisson, pour signifier la petite poissonnerie de se parents et son parcours. Etendant l’activité familiale, il est devenu le « roi du poulet », notamment congelé et importé de France. D’où son slogan : « Réussissons tous ensemble ». « Je suis parti de rien, je suis maintenant le patron des patrons au Bénin et l’une des plus grosses fortunes d’Afrique subsaharienne. Bref, j’ai réussi ; avec moi, vous deviendrez vous aussi riche… » L’argent comme but ultime de réussite.

DSCN2816Optant pour « un nouveau départ », Patrice Talon, milliardaire également, se présente comme le candidat de la rupture. Rupture avec la politique de Yayi Boni, dont il avait soutenu la candidature en 2006, mais avec lequel il a eu quelques démêlés au cours de son mandat, l’obligeant à quitter le pays durant trois ans, lui faisant perdre ses parts dans l’industrie du coton où il avait fait fortune. Quelle part de revanche s’exprime donc à travers cette candidature ? Tout comme Ajavon, il cherche quoi qu’il en soit à projeter l’image d’un homme qui s’est fait tout seul et veut faire profiter de son expérience au pays entier.

A noter également un autre candidat, moins présent dans le Sud, mais peut-être plus dans le Nord, et qui a aussi ses chances : Adboulaye Bio Tchané, dit « ABT ». Il se présente pour la seconde fois aux élections présidentielles, et était arrivé en troisième position aux dernières élections.

Place de l'étoile rouge

Place de l’étoile rouge

L’argent a été au cœur de la campagne présidentielle. On imagine les fortunes dépensées pour obtenir des affichages grandeur nature au carrefour « Toyota » ou sur la place de l’étoile rouge, carrefours qu’aucun Béninois ne peut éviter. On retrouve aussi des affiches de certains candidats, notamment Sébastien Adjavon, jusque dans les villages reculés. On sait aussi que des t-shirt et de l’argent ont été distribués aux foules pour remplir les meetings, inciter à mettre une affiche sur une voiture ou la porte d’une maison… Nombre d’émissions de radio ont critiqué cette pratique, espérant que ces méthodes n’influeront pas sur le bon sens des Béninois. Difficile cependant d’évaluer leurs influences sur des électeurs qui ne savent pas toujours lire et auxquels les moyens d’un discernement ne sont pas toujours offerts.

Aujourd’hui, la réussite des élections peut être compromise par la question des cartes d’électeurs. Bon nombre de Béninois n’ont à ce jour toujours pas reçu leur carte. Hier soir, il a été annoncé que ceux-ci pourraient alors voter avec leur précédente carte. Or cela avait été refusé quelques semaines auparavant, notamment pour éviter les risques de fraude. Ce que l’on souhaite avant tout c’est que les élections se déroulent dans le calme et que la paix subsiste. Un prêtre me disait hier que le Béninois est peureux. Si la situation devait dégénérer, il y aura toujours des voix fortes pour appeler au calme et à la paix. Il faut reconnaître que c’est l’une des chances du Bénin. Souhaitons que la paix y subsiste encore et toujours. Et souhaitons que le futur président soit à la hauteur des enjeux du Bénin.

Domitille Blavot

Samedi 20 février 2016

Et 6 nouveaux poussins aujourd’hui !

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Un début d’atelier en place…

avec la trousse indispensable pour le quotidien !

On commence également à entretenir les arbres sur le second espace : opération lauriers ce samedi.

Et quelques photos à la tombée du soleil…

Nouvelles de février 2016

De retour au Centre Damien après trois semaines d’absence, je retrouve les lieux en bonne forme ! Un vrai bonheur !

Un rond-point, avec un sapin et une statue de Saint Damien à venir, accueille désormais les visiteurs. Il ouvre, tout droit, vers le second espace…

Les papayers produisent en quantité, tandis qu’orangers, bananiers et autres arbres fruitiers continuent leur chemin…

L’allée de saules pleureurs, à gauche, et de manguiers, à droite, s’étoffe.


Un garage est en voie de finition à gauche de la maison Tremelo. Reste à poser la charpente et la toiture en paille.

Et enfin, une première portée de trois poussins a vu le jour !

Prochaine étape : préparer les nouveaux travaux, soit la construction de la bibliothèque, la construction d’une maison pour le gardien et sa famille et la construction d’un grand magasin pour entreposer notre matériel.

D’autres chantiers parallèles sont à lancer : l’accueil de volontaires compétents dans la gestion de l’eau (pour la mise en place d’un système d’irrigation adapté à nos besoins à venir) et dans la gestion des déchets (pour anticiper cette question parfois insoluble au Bénin) ! Il s’agit aussi de lancer une recherche de financement au niveau local, notamment auprès des entrepreneurs. Au Centre Damien même, quelques petites séances de rangement et bricolage permettront d’organiser les lieux…

A suivre,

Domitille, directrice du Centre Damien