Colonie de vacances de Pâques

Du 20 au 25 avril 2020, la Cité Saint-Damien, en partenariat avec Credi-ONG, organise une colonie de vacances pour les enfants de 8 à 12 ans, à Agonsoudja (Akassato, Abomey-Calavi), à 45 mn de Cotonou.

Les inscriptions ont lieu jusqu’au 5 avril ; le nombre de places est limité à 15 enfants.

Au programme :

> Initiation à l’ornithologie : à travers des activités ludiques et manuelles, apprendre à identifier un oiseau, connaître ses besoins et son apport dans le cycle la nature, manipuler du matériel d’observation (jumelles, longue vue), construire des perchoirs, participer à une sortie d’observation en pirogue sur la rivière Sô. 

> Activités sportives : initiation à la capoeira, basket, ping-pong, slack line, baby foot

> Accès à la bibliothèque : pendant les activités pédagogiques et les temps calmes

> Veillées

Informations et inscriptions :

Domitille Blavot, directrice de la Cité Saint-Damien
64 92 54 54
cite.damien@gmail.com

Enfin… le Bénin, c’est demain !

Depuis plusieurs années j’accompagne le développement du projet de la Cité Saint-Damien de Molokai, je salive devant les photos ( la première pierre, les travaux, le développement de la végétation etc. ), je vibre à l’écoute des récits de ceux qui en reviennent, je déploie mes cordes vocales tout d’abord dans la chorale Pic’Pulse puis à Aluwasio pour le soutenir, je projette 100 fois d’y aller…

La nouvelle tombe le 1er janvier ! Le P. Serge Gougbèmon m’appelle : « Bonne année Perrine ! Tu as une mission au Bénin ! Un orphelinat dans la brousse où 54 enfants, deux cuisinières, une directrice, une éducatrice spécialisée et un gardien ont besoin d’aide ! » Placer l’Homme au cœur de mon quotidien : le projet me séduit immédiatement. La possibilité d’aller à la rencontre de la Cité Saint-Damien ? Je pars demain !!!!
Je retrouve Domitille, directrice de la cité, à mon arrivée à Calavi avant mon départ en brousse et le rendez-vous est pris pour mon prochain passage. Je la retrouve la même qu’avant son départ pour le Bénin et je me réjouis de la perspective de cette prochaine rencontre.

Et puis ça y est ! La Cité Saint-Damien ? C’est demain !! J’ai hâte ! Hâte ! Hâte !
Un grand portail vert et des arbres qui dépassent de partout ! De loin la cité est reconnaissable. Elle sort de la brousse comme l’oasis dans le désert : majestueuse et rassurante. Ses arbres du voyageur bienveillants qui longent toute l’enceinte confèrent aussi à cet endroit majesté.
Havre de paix, végétation luxuriante, douces mélodies de chants d’oiseaux mêlées au vent dans les feuilles … une expérience hors du temps où l’admiration et la contemplation comblent. Après mes quinze jours dans ma brousse terreuse où la beauté de la vie est riche mais peut être cachée sous la poussière et où le sourire des enfants est généreux une fois la confiance établie, le sentiment qui m’assaille c’est l’émotion immédiate d’un environnement beau, simplement beau sans conditions. Et que je n’ai qu’à respirer et profiter. Sans restriction !
Puis vient le temps de la découverte : Domitille me fait chaleureusement le grand tour du propriétaire, aucun détail n’est oublié. Chaque plantation du potager est nommée, chaque projet à développer est évoqué. Je me passionne pour tout, mes yeux ne savent plus où regarder, mes questions sont nombreuses : c’est exaltant !
Je foule enfin cette terre et je la découvre avec Directrice Domitille qui est saluée par tous, qui distribue un mot pour chacun, une direction, une réflexion constructive. L’ambiance de travail est bienveillante. Chacun adhère peu à peu à ce projet de rencontres culturelles professionnelles, éducatives, agricoles, humaines et en devient ambassadeur.

Le développement du projet continue de se poursuivre afin de gagner en autonomie financière et augmenter la capacité d’accueil des enfants. Et ça fait plaisir ! Les promesses d’avenir rayonnent : Les 1ères cabosses des cacaoyers promettent des plaisirs gustatifs, les bougainvilliers des couleurs éclatantes, les prochaines réservations à l’auberge et pour la salle de réunion plus d’autonomie financière pour permettre à plus d’enfants de bénéficier de l’enseignement de qualité. Tout est rassemblé pour dire : « Longue vie à la cité Damien !! »

En route pour 2020

L’année 2019 a été une année riche en rebondissements, rencontres et enseignements, nous invitant à chercher notre équilibre pour relever au mieux les défis qui se présentent à nous.

L’ancrage local est une des orientations principales que nous avons poursuivi. L’enjeu est de garantir une structure pérenne, tant par la sécurisation administrative, que par l’appropriation progressive de l’esprit et des objectifs de la Cité Saint-Damien par ceux qui la font vivre. Ainsi, parce que cette maison est la leur, l’équipe permanente, les parents, ou encore notre réseau d’amis participent de plus en plus spontanément, avec nous, à la réflexion liée au développement et à la promotion de la Cité Saint-Damien.

La présence des enfants est une joie quotidienne qui donne sens à l’investissement tant humain que financier réalisé. Le passage de relais entre une équipe éducative majoritairement française à une équipe béninoise a été bénéfique. S’ouvrant à la pédagogie active, forte de ce qui lui a été transmis, l’équipe actuelle s’approprie ce qui est sa disposition, trouvant petit à petit les mots, les moyens, les méthodes adaptés pour expliquer aux parents et la communauté villageoise la démarche. Avec cette équipe, et avec les jeunes qui se sont investis avec nous, nous pouvons progressivement commencer à envisager l’ouverture et le développement des activités.

Après plusieurs années de travaux et d’investissements, nos bâtiments, eux, prennent vie et sens. L’articulation pôle éducatif – pôle économique prendra en 2020 son envol. Notre conviction reste ferme en la nécessité de transmettre aux équipes futures un lieu pérenne et viable. Cela demande, de façon parallèle, des investissements dans les deux domaines – l’économique étant bien au service de l’éducatif.

L’interculturel reste une aventure à la fois passionnante et difficile, suscitant de part et d’autre des ajustements permanents pour trouver l’équilibre. Quelle est la frontière entre la culture et ce qui nous choque, à titre personnel ? Cette frontière différant selon notre culture. Comment avancer sans juger ? Comment être au service, dans la rencontre, sans a priori et sans naïveté non plus ; au-delà de notre histoire commune qui laisse encore des traces ? Ces questions ne cesseront jamais d’être sur notre chemin. En tant que directrice, et accompagnante de l’équipe de la Cité Saint-Damien depuis plusieurs années, ma joie réside dans le chemin parcouru de part et d’autre : une forme de complicité et de confiance s’est instaurée, malgré les hiérarchies à respecter, pour bâtir notre maison ; des vies se construisent grâce à la sécurité financière apportée, mais aussi grâce à la communauté créée à la Cité Saint-Damien.

« Bâtissons notre maison commune ». Après dix années de persévérance et d’engagement, notre inauguration officielle est venue nous lancer cette invitation. 2020 sera la poursuite des chantiers entamés en 2019. L’éducation ne cessera jamais d’être notre visée, articulée à la promotion d’un environnement sain, garanti de notre bien-être, corps et esprit. Modestement, nous continuerons à répondre, avec nos limites, mais avec nos convictions et forces, à cet appel du Pape François. Nous continuerons d’apporter notre goutte à la construction de notre planète, cette maison commune.

Concert de Noël

Le chœur Aluwasio vous propose son traditionnel Concert de Noël Gospel et Chants africains. Zulu, yoruba, fon, swahili… venez danser aux sons de nos rythmes effrénés ! Nous vous avons également préparé quelques pépites avec des reprises inédites de « Heal the world », « I will follow Him », « Agnus Dei »..! Nous vous promettons un moment de joie et de fête en famille ou entre amis pour vous préparer à Noël !
Participation libre intégralement reversée au profit du Centre Damien de Molokaï, pour le développement des activités périscolaires et des cours informatiques pour les enfants à la Cité Saint Damien au Bénin.

Voici les dates à retenir :
– le vendredi 13 décembre à 20h30 à l’église Saint-Gabriel (5 rue des Pyrénées, Paris)
– le dimanche 15 décembre à 15h30 à l’église Saint-Etienne (5 place de l’église, Issy-les-Moulineaux)

Transmettre et recevoir

Difficile de mettre des mots sur ce que nous avons vécu durant ces trois magnifiques semaines à la Cité Damien en août 2019. Nous avons été accueillis par une équipe formidable et des enfants ouverts et tournés vers l’échange. Ce qui nous a permis de partager, que ce soit avec les enfants qui nous ont dévoilé leur manière de vivre, d’apprendre, de jouer, avec l’équipe française, avec les animateurs béninois, ou encore avec les habitants du village ; de découvrir la culture grâce à des moments forts comme la célébration du 15 août, les danses traditionnelles, les visites culturelles…,de se remettre en question : redéfinir notre mission, s’adapter à la vie sur place, de construire une relation unique avec les enfants, de transmettre et recevoir pour en apprendre toujours plus et en ressortir grandie.

Ce voyage a été une véritable rencontre de l’autre et de soi-même, une expérience forte et inoubliable qui m’a donné envie de repartir et de revenir à la Cité Damien.

Julie Launay, été 2019

 

Equiper le potager de Damien

Depuis quelques mois, nous avons lancé ce qui constitue le volet économique de la Cité Damien : notre potager bio.

Deux objectifs

Prendre en charge une partie de nos frais de fonctionnement, mais également, à travers des jardins potagers, sensibiliser et former les enfants à une agriculture biologique. Beaucoup d’agriculteurs utilisent en effet des pesticides au Bénin, avec, à la clé, une contamination intensive du sol et des produits. Bref, le bio reste peu développé et commence à être recherché par les consommateurs.

Notre souhait

Monter une AMAP qui permettra à des consommateurs locaux de s’engager, de s’investir et de porter avec nous la démarche biologique. Pour nous, après quelques mois d’expérience, c’est aussi une option qui facilitera la vente de nos produits. En effet, en proposant des paniers à 3 000 F ou 5 000 FCFA par semaine, via un abonnement payé à l’avance, nous avons la garantie d’écouler nos produits et d’éviter un maximum de perte-gâchis.


Si les débuts sont prometteurs, il nous faut cependant répondre à la problématique de l’arrosage.
Et qui dit arrosage, dit eau.

  • Avoir à l’accès à l’eau, en particulier le soir, à l’heure où le soleil ne tape plus -> cela passe par la réalisation d’un second forage et d’un château d’eau, dédié uniquement à l’activité maraîchère ou l’arrosage des plantes. L’arrosage puise sinon (comme actuellement) dans le château d’eau destiné aux bâtiments. Ce château d’eau se remplissant grâce à une pompe solaire, une fois vidé, il ne donne plus la possibilité d’avoir de l’eau le soir jusqu’au petit matin…
  • Équiper notre potager d’un système de goutte-à-goutte : économiseur d’eau, mais aussi de fatigue pour l’équipe qui assure l’entretien des fruits et légumes.
  • Enfin, ces investissements nous permettront d’élargir notre espace à cultiver pour mieux répondre à la forte demande des consommateurs.

Que de bonnes raisons donc pour nous aider à réunir ces 15 000 €. Nous sommes à votre disposition pour répondre à toutes vos questions !

Nous remercions vivement la Fondation Sarepta pour son soutien d’un montant de 8000€ à notre château d’eau.

 

Le potager de Damien

Avis à tous les Cotonois :

concombres, tomates, melons, papayes, fruits de la passion, 100 % bio, sont actuellement à votre disposition ! N’hésitez pas à contacter Le potager de Damien au 95.25.24.07 ! Les livraisons sont effectuées tous les mardis et jeudis à Cotonou, à la Gerbe d’Or (centre ville, marché Ganhi).

Un service de commande en ligne est disponible via cette page :
http://www.centre-damien.com/lepotagerdedamien/.

Pour découvrir la Cité Damien, contactez-nous également. C’est avec joie que nous vous accueillerons sur place, avec possibilité de faire participer les enfants.

Notre activité maraîchère a pour but de fournir une source de revenus à la Cité Damien afin qu’elle puisse subvenir à longs termes à son fonctionnement. Elle vise aussi à développer un réseau autour de la Cité Damien pour permettre le croisement de bonnes volontés, de savoir-faire, et d’enthousiasmes en tous genres, ceci dans un esprit familial. Et elle a bien sûr pour objectif de proposer une alimentation saine aux enfants qui investiront les lieux prochainement 🙂

Ma maison pour trois semaines !

CDM-Aout2016-771La Cité Damien a pour vocation d’accueillir des volontaires pour quelques semaines à plusieurs mois, selon les disponibilités de chacun. Cette proposition est l’occasion de faire l’expérience de la rencontre, mais aussi de rendre un service tout en s’imprégnant des lieux et du projet. Clara est venue vivre à la Cité Damien au mois d’août, avec Martin et Isabelle. Elle nous fait part de son aventure, avec enthousiasme !

Ce qu’il faut savoir en premier lieu, c’est que ce voyage au Bénin n’était pas du tout prévu à l’origine. J’ai décidé de me laisser embarquer dans l’aventure au dernier moment (billets pris début juillet pour un départ fin juillet), avec une envie de découvrir un nouveau pays (que dis-je, un continent), d’apprendre à connaître de nouvelles personnes, de me rendre utile… en gros, de vivre un été riche. Mais cela signifiait aussi qu’il fallait que je surmonte quelques appréhensions, certaines très personnelles (ceux qui me connaissent savent que les voyages n’ont pas toujours été mon fort…), d’autres plus communes comme la peur de l’Afrique, le fait de ne pas connaître les gens avec qui on part, le palu… Bref, en gros j’étais partante, mais j’attendais de voir. Autant dire que quand je suis arrivée à la Cité Damien en pleine nuit après 20 min de piste hyper cabossée, je n’en menais pas large. Mais où donc allais-je finir ??

Eh bien, j’allais finir dans un lieu magnifique (bon, c’est sûr, à la lumière du jour c’est plus simple de s’en rendre compte), un lieu accueillant, un lieu qui se construit, un lieu d’avenir… et ma maison pour 3 semaines !

La Cité Damien

Ce projet, quand on est à Réseau Picpus (mouvement picpucien des jeunes, qui envoie chaque année des volontaires dans le cadre de la Cité Damien), on en entend parler régulièrement. On aide à le financer avec des concerts, des actions ponctuelles, on court la foulée béninoise… Mais ça reste quelque chose d’abstrait. Vivre sur le lieu permet de mieux comprendre le projet et d’en percevoir toute la richesse. Personnellement, cela m’a permis de réaliser que ce lieu allait être vraiment porteur pour la région (il l’est déjà puisque de nombreux ouvriers y travaillent et que le lieu commence à être connu). IMG_3863J’ai perçu à quel point ce serait un petit paradis pour les enfants. Mais je me suis aussi rendu compte que ce serait un lieu de formation pour les adultes (je ne savais pas) et que le fait d’y créer une communauté de volontaires serait une vraie opportunité pour nous, jeunes Français, d’aller à la rencontre de la culture béninoise dans un cadre porteur.
J’ai mesuré l’ampleur du projet (c’est grand ! ça va être long !) et la charge de travail que cela représentait (le potager commence à donner du fruit, beaucoup de fruits !). D’ailleurs avant d’y travailler trois semaines, je n’avais pas vraiment conscience qu’il y avait un potager, qui permettra à long terme d’être une source de revenus pour le centre et de nourrir les enfants qui y viendront.

Long-terme : pour moi, c’est ça le mot-clé du projet de la Cité Damien. Il faut bien se rendre compte que c’est un projet au long cours, que les choses prennent du temps, qu’il faut s’armer de patience pour voir les fruits de nos actions en France et de tout le travail de Domitille (la directrice !) sur place. Mais ça vient ! Bientôt la chapelle et la bibliothèque vont sortir de terre, ce qui permettra d’accueillir les premiers enfants sur place. Et quoi de plus concret que des enfants, symboles d’avenir, pour donner sens à tout ça ? Car au final, même s’ils ne sont pas encore là, ce sont eux qui sont au centre du projet.

Ce que j’y ai fait

CDM-Aout2016-495En ce moment, le gros du boulot, c’est de s’occuper du potager. Il faut savoir que la terre béninoise est très fertile et que, pour peu que les plantations soient bien arrosées (ce qui est le cas grâce à un système tout neuf), tout pousse très vite ! En l’espace de 3 petites semaines, on est passés de petits plants de concombres à des plantes plus grandes que nous et des concombres dans notre assiette. C’est impressionnant ! Il faut donc régulièrement désherber, mettre des tuteurs, re-désherber, arroser, ramasser les feuilles de teck, mettre de la fiente de poule autour des arbres en guise de terreau (en fait ça ressemble à de la terre…). On n’a pas manqué de travail ! Mais il ne faisait pas trop chaud (28-30 °C) et on était bien dans nos « champs » !

Le principe est aussi d’accueillir tous les gens de passage donc on cuisinait régulièrement pour les membres du groupe Réseau Picpus et pour Serge et ses frères qui venaient régulièrement nous prêter main forte, ce qui a donné lieu à nombre de tablées très conviviales.

Enfin j’ai donné un coup de main au groupe Réseau Picpus un après-midi dans leur mission auprès des enfants de la paroisse à Calavi. J’ai adoré être au contact des petits et les voir profiter de toutes les activités. Ça donne un bon aperçu de ce qui pourra se faire à la Cité dans les prochaines années.

Ma découverte du Bénin et de l’Afrique

Ce voyage a été pour moi une formidable opportunité de découvrir un pays africain. Dès l’aéroport de Cotonou, on est plongés dans le bain… et c’est génial ! Un peu le bazar, mais génial ! J’ai beaucoup aimé découvrir le Bénin et sa culture (les rois d’Abomey, l’esclavage, les effets de la colonisation, son développement depuis la décolonisation…), sa belle nature, ses plages, ses enseignes complètement loufoques, sa circulation routière (faut s’accrocher), les enfants trop mignons !

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L’équipe 2016, avec Macaire, Hervé (le gardien) et sa famille

J’ai surtout trouvé les gens très accueillants. C’est un peu cliché de dire ça mais je m’attendais à des réactions plus mitigées voire à du ressentiment vis-à-vis de nous les yovos (Blancs), or j’ai constaté que nous étions toujours accueillis très chaleureusement, même quand on était freinés par la frontière de la langue (au village notamment). Il a suffi de trois semaines pour créer des liens avec les gens qui vivent et travaillent à la Cité Damien, c’est super, non ? Finalement, c’est étrange à dire mais je ne me suis pas sentie si dépaysée que ça. Je pense que le fait qu’on ait été vraiment bien accueillis y a beaucoup contribué.

Comme vous pouvez le constater, ces trois semaines ont été effectivement très riches et j’encourage chacun à vivre cette expérience ! Domitille vous attend (elle a besoin de main d’œuvre !) et vous accueillera comme elle sait le faire. Et franchement, allez-y sans crainte, on est bien là-bas.

Clara

Une branche luxembourgeoise pour le Centre Damien !

Une association « Centre Damien de Molokaï » vient de se créer au Luxembourg, avec la signature officielle des statuts ce mardi 21 juin 2016 ! Laurent Garric, président, Gwen Wyndaele, trésorier, et Mariette Levaye, secrétaire, sont les initiateurs de cette nouvelle aventure, en lien avec notre association en France et le Centre Damien au Bénin.

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Mariette Levaye, secrétaire

Mariette Levaye, secrétaire

Comment avez-vous connu le Centre Damien ? 

Mariette – J’ai entendu parler du Centre Damien la première fois par Domitille Blavot, qui venait rejoindre en 2009 les OPM à Paris. Une religieuse missionnaire me l’a présentée en disant qu’elle a vécu aussi au Nord Bénin comme volontaire. Un point commun avec moi : le Bénin ! Et la passion pour l’Afrique!

Domitille, par son dynamisme, sa joie de servir Réseau Picpus (mouvement picpucien des jeunes) et sa ténacité à croire en ce beau projet du Centre Damien, a su retenir mon attention et éveiller ma curiosité  pour l’évolution de  ce projet, qui depuis est devenue une très belle oeuvre. Puis j’ai rencontré le P. Serge, tout aussi enthousiaste et contagieux pour ce projet. Je me suis laissée interpeller… Un peu spectatrice pendant  5 ans… je passe à l’action.

Laurent – Pour ma part, j’ai connu le centre Damien en participant à un séjour des volontaires de Réseau Picpus au Benin durant l’été 2015. Les actions de financement menées avant le séjour m’ont sensibilisé aux projets du Centre Damien ; mais c’est surtout le séjour sur place et les visites au Centre Damien qui m’ont fait plonger dans le bain !

Gwen – Et moi, j’ai connu le Centre Damien grâce à Laurent – notre « président luxembourgeois » 😉 – qui est un collègue et un ami depuis plus de 4 ans. Laurent est impliqué dans ce projet depuis quelques années maintenant et il revient toujours avec de belles histoires, qu’il partage avec plaisir. Il a su me donner l’envie de participer à ce beau projet.

Qu’est-ce qui, dans le projet du Centre Damien, vous a particulièrement interpellés ?

Gwen Wyndaele, trésorier

Gwen Wyndaele, trésorier

Gwen – Il s’agit d’une belle initiative humaine, qui va au-delà de ce qu’on pourrait attendre d’un projet humanitaire. Il s’agit évidemment de venir en aide mais, plus encore, il s’agit de partager et de rassembler autour de mêmes valeurs. Et tout ceci semble bien fonctionner, depuis quelques années déjà, ce qui témoigne non seulement de la viabilité de ce projet, mais aussi de son succès passé et de son grand potentiel pour l’avenir.

Mariette – Ce qui m’a surtout touchée dans ce projet, ce fut tout d’abord son but : offrir un lieu d’accueil et d’éveil aux enfants par la culture et le loisir, permettre aux enfant un épanouissement intégral. Une nouveauté et un défi, car d’autres structures pour l’enfance existent au Bénin, mais dans d’autres domaines. Et puis, j’ai été interpelée par ce travail de fond respectant aussi bien la culture et le rythme du pays, les différents engagements de chacun ici en France et au Bénin ; le tout ancré dans la spiritualité de St Damien de Molokaï.

Laurent – Pour moi aussi, le souci d’éduquer les enfants à travers les loisirs. Je pense que les loisirs touchent les enfants et sont un moyen de leur transmettre des valeurs qui peuvent les aider à construire leur vie d’adulte plus tard. Je partage l’idée des fondateurs du Centre Damien pour qui l’avenir de l’ Afrique passe par les enfants.
Et il y a aussi l’aspect interculturel qui est très présent et qui m’a aussi touché. C’est un sujet auquel j’ai été souvent confronté dans ma vie et je suis convaincu que la rencontre de L’autre,particulièrement lorsqu’il appartient à une autre culture, nous enrichit beaucoup. De ce point de vue, Français et Béninois ont beaucoup à apprendre les uns des autres dans le domaine pédagogique.

Laurent Garric, président

Laurent Garric, président

Comment est née l’idée de création d’une association luxembourgeoise pour le Centre Damien ?

Laurent – L’idée a germé petit à petit dans mon esprit lorsque j’ai vu l’intérêt de mes collègues et amis au Luxembourg pour le projet. Ils se sont beaucoup mobilisés lors de la foulée beninoise 2015 et aussi lors de la soirée retour que j’avais organisé après le séjour. Mon employeur m’a également soutenu en m’offrant des vacances et en me payant les frais de séjour. Je me suis alors dit que cet enthousiasme ne devait pas retomber et qu’il fallait saisir ces opportunités pour faire connaître le Centre Damien au Luxembourg.
L’idée de l’association est venue par la suite lorsque nous avions déposé notre candidature pour avoir un stand au marché de Noël 2015 au sein de mon entreprise. La responsable m’avait alors contacté en me disant que notre projet était intéressant mais qu’il fallait être une association luxembourgeoise pour que notre candidature soit retenue. Après en avoir discuté avec Domitille et Serge, on a décidé de créer l’association ! L’engagement de Mariette et de Gwen dans le projet a été déterminant : il faut des personnes motivées pour se lancer dans une telle aventure !

Et vous, Mariette et Gwen, q’est-ce qui vous a motivés pour vous lancer dans l’aventure ?

Mariette – Je suis luxembourgeoise, habitant à Paris, mais je travaille au Luxembourg. Pour moi, c’est une évidence de faire connaître ce beau projet à mes amis et mes connaissances au Luxembourg, d’autant plus ils ont suivi mon expérience au Bénin quand j’y étais. Un réseau est donc présent. Mais avant tout ce projet répond à un appel plus profond : il est un engagement et une continuité dans ma vie d’ancienne volontaire au Bénin et il répond à mon engagement missionnaire qui reste une des priorités dans ma vie.

Gwen – Il me semble utile de créer une structure afin de pouvoir mener nos actions dans un cadre un peu plus officiel et organisé.

Qu’envisagez-vous dans un premier temps pour l’association ?

Mariette – Déjà approfondir les liens qui existent. Ensuite, rejoindre les jeunes universitaires, faire connaître dans nos lieux de vie et professionnels ce projet, proposer aux jeunes de partir au Centre Damien pour mettre au servir ses compétences, réaliser un site sur le Centre Damien en 5 langues !

Gwen – Nous devons aussi lever des fonds au plus vite, et nous sommes encore en pleine discussion sur les actions à prendre pour le lancement de nos « opérations ». Laurent va bientôt partir au Bénin et nous allons attendre son retour pour présenter le compte-rendu de son projet… C’est notre meilleure publicité ! Puis nous allons lancer d’autres actions à la rentrée de septembre 2016 ! Laurent et Mariette débordent déjà d’idées et, comme l’a dit Mariette, nous allons aussi nous mettre en relation avec l’aumônerie de l’université du Luxembourg pour recruter des jeunes motivés et prêts à s’investir dans notre projet.

Laurent – Comme l’ont dit Mariette et Gwen, je pense que la priorité est de faire connaître le Centre Damien au Luxembourg. Pour cela, on va mobiliser nos réseaux. C’est comme ça que le Centre Damien gagnera en visibilité et qu’il aura de plus en plus de supporters ! Plus largement, je crois que nous devons être enthousiastes et audacieux : il ne faut pas hésiter à frapper à toutes les portes car le Centre Damien touche les coeurs, j’en suis témoin !

Gwen – Et merci à toute l’équipe existante pour ce que vous avez déjà fait et pour tous les projets à venir !

5 presses-briques pour le Centre Damien !

M6 FONDATION - FABRIQUE TA BRIQUE

L’aventure a commencé le 22 janvier avec une proposition de parrainage de la part de Marjorie, salariée du groupe M6 et belle-sœur de Domitille. La Fondation M6 lançait une opération appelée « Fabrique ta brique », ayant pour objectif de donner 10 presses-à-brique à une association qui construit des bâtiments dans un pays en voie de développement. Nous avons donc postulé, rempli un dossier de candidature, surmonté trois entretiens, et, le 13 avril, la Fondation M6 nous a donné une bonne nouvelle : le Centre Damien gagne 5 presses-à-brique !

La Fondation M6 œuvre dans le milieu carcéral. Parmi les actions menées figure le soutien à la formation des détenus, en vue de leur réinsertion. Huit détenus de la prison de Liancourt, dans l’Oise, ont ainsi suivis une formation de soudeur et ont fabriqué des presses-à-brique. L’association Centre Damien a été invitée à la remise officielle des presses le 28 avril. Ce fut un moment IMG_0222important pour ces détenus fiers de leur travail et qui nous ont montré, avec beaucoup de patience et de pédagogie, comment les presses fabriquent des briques. Entièrement mécaniques, elles sont étudiées pour réaliser des briques de bonne qualité avec le minimum d’effort physique et le maximum d’efficacité.

Jeudi 12 mai, une animation était organisée par la Fondation M6 pour les salariés du groupe. Nous étions invités en tant qu’association gagnante pour faire connaître le Centre Damien et motiver les collaborateurs à nous faire des petits dons complémentaires : petites fournitures scolaires, livres, etc. Notre projet, en particulier la future bibliothèque, a été très bien accueilli par les personnes qui s’arrêtaient un instant pour discuter et regarder quelques images du Centre Damien.

Nous remercions la Fondation M6 pour ce don de 5 presses-à-brique qui nous permettra de gagner beaucoup de temps et d’énergie sur le chantier. Avec ces outils flambants neufs, nous pourrons former des ouvriers à la fabrication de briques compressées, accélérer le rythme de la construction et concrétiser rapidement notre projet de bibliothèque !

Donatienne