Rapport d’activité 2018

Nous sommes heureux de partager avec vous le rapport d’activités 2018 de notre association. Vous y trouverez l’essentiel de nos réalisations. Le Centre Damien déploie ses activités à Agonsoudja, au Bénin, sous la direction de Domitille Blavot. En France, le conseil d’administration organise des événements de levée de fonds, fédère une communauté d’amis et de donateurs, et représente le Centre Damien auprès des instances officielles.

Nous avons à cœur de transmettre, dans un souci de transparence et de reconnaissance envers tous ceux qui nous font confiance, le compte-rendu de l’année 2018. Vous y trouverez l’essentiel de nos activités, des témoignages ainsi que de nombreuses photos.

Lire le rapport d’activité

Un grand merci à Emilie Chatoux pour la mise en page.

Amicalement vôtre

 

Le Conseil d’Administration du Centre Damien de Molokaï

Soirée théâtre pour le Centre Damien le 30/01/2019

« Les trois coups … Un silence. Puis un coup de feu, le rideau se lève sur un living-room de milliardaire … ».
Voilà les toutes premières lignes de « Croque-Monsieur ».

Ne craignez rien, il ne s’agit pas d’une sombre histoire policière mais de la narration plus que burlesque des mille et une manières de rester riche … Quand on est ruinée, de se remarier alors que l’on est à
peine veuve …

Coco Baisos, puisque tel est le nom de l’héroïne, va nous entraîner de manière effrénée dans cette course aux maris : arrivera-t-elle à attendrir ce riche banquier, vieux célibataire endurci ? Comment se défera-t-elle de ce policier bon bougre mais un peu trop curieux ? A qui enfin pourra-t-elle confier ce jeune premier si « bon chic bon genre » mais dont le seul défaut est d’avoir l’âge … de son fils.

Nous allons de rebondissements en situations cocasses. Tout est prétexte à rire, et même si de loin en loin perce une certaine sensibilité, le ton général est donné dès les premières répliques : c’est bien une comédie magistrale d’une écriture parfaite, signée d’un auteur toujours nouveau avec lequel vous passerez une excellente soirée, nous en sommes sûrs.

Soirée donnée par la Compagnie Le Nombre d’Or au profit de l’association Centre Damien de Molokai le mercredi 30 janvier 2019 de 20h30 à 22h30 au théâtre ATSEM – 6 Rue Albert de Lapparent, 75007 Paris.

 

Acheter vos billets en ligne : https://www.lenombredor-theatre.fr/acheter-mes-billets

L’excellente compagnie Le Nombre d’Or

Concerts gospel et chants africains

Aluwasio signifie Alléluia en fon, le dialecte majoritaire du Sud du Bénin.  C’est le nom que nous avons choisi pour le jeune chœur dédié au Centre Damien. Aluwasio, ce sont 30 choristes, sensibilisés à la cause des enfants du Bénin, mobilisés autour d’un projet artistique enthousiasmant : faire découvrir le chant choral africain au public français. Chants traditionnels, chants liturgiques, gospels… ils ont comme point commun de faire vibrer l’âme de nos spectateurs.

Pour la saison 2018-2019, le chœur franco-africain Salve Regina, de Villiers-le-Bel, se joint à Aluwasio pour des concerts encore plus festifs !

Les concerts auront lieu :

  • le dimanche 9 décembre, à 15h30, à Saint-Etienne, à Issy-les-Moulineaux. 5 place de l’église.
  • le dimanche 10 février, à 15h30, à Saint-Gabriel, à Paris (Porte de Vincennes), 5 rue des Pyrénées. Participation libre et généreuse. Enfants bienvenus.
  • le samedi 22 juin, à 20h, à Bréval (Yvelines).
  • Le mardi 25 juin, à 20h30, à Sainte-Thérèse, à Boulogne-Billancourt (62 Rue de l’Ancienne Mairie). Participation libre et généreuse.

Tous les profits de ces concerts seront reversés au Centre Damien, pour garantir la continuité de ses actions auprès des enfants.

Le choeur Aluwasio en concert à Rennes en juin 2018

Le choeur Salve Regina

 

Un voyage qui nous a transformés

L’expérience que nous avons vécu pendant trois semaines au Bénin nous a tous les cinq transformés en profondeur.

Tout d’abord c’est le fait d’être autonomes avec les enfants. Même si nous devions faire un spectacle pour la fin des 3 semaines, c’est nous qui avons défini comment le faire apprendre aux enfants, c’est nous qui avons décidé des autres activités, aussi bien physiques que culturelles. Ensuite, le contact avec les enfants a été très fort, et très épuisant aussi. Ils nous ont beaucoup appris, et on a vu que, durant les 3 semaines, ils s’attachaient à nous tout comme nous nous attachions à eux.

C’était assez dur à la fin de les quitter, surtout quand on met en perspective nos différences de mode de vie. Ensuite, le travail avec le groupe en lui-même a été très enrichissant, nous permettant d’apprendre de ceux qui avait plus d’expérience tout en aidant ceux du groupe qui étaient moins bons, ce qui nous a endurci et nous a permis d’engranger beaucoup d’expérience dans l’animation, tout comme dans la relation avec les enfants.

Ce qui était aussi vraiment impressionnant, c’était de voir le Centre se transformer de jour en jour pendant ces 3 semaines, avec des ouvriers travaillant tout les jours et voir des bâtiments sortir de terre. cela nous prouvait que le centre allait durer, rester dans le temps. De plus, le fait que nous, les scouts, nous ayons construit une petite aire de jeu pour les enfants, rend notre passage un peu plus durable, ancré dans le temps en plus des souvenirs. Nous pouvons nous dire que nous avons contribué à un projet plus grand que nous. 

Enfin, ce qui nous a également marqué c’est la perte de repère, dans ce pays, le Bénin, si éloigné de chez nous et si différent culturellement. Le choc culturel, tout comme culinaire, a été relativement fort. Les Béninois ont tout un système de représentation que l’on ne comprend pas de prime abord. Nous avons eu la chance de pouvoir nous balader dans le Pays et d’aller voir les sites historiques et religieux les plus importants, dont Grand Popo et Ouidah. La trace de l’esclavage est encore très vivace et l’on se sent pris aux tripes par les récits atroces des esclaves et par toute la symbolique construite autour de cette réalité.

Ce projet nous a ainsi fait grandir, et a surtout beaucoup développé notre maturité et les liens entre nous, des liens d’amitiés forts.

Clément, François, Lukas, Pierre et Thomas

Joie des enfants, joie des animateurs

Aout 2018 : c’est l’heure du grand départ pour le Bénin. Je ne suis jamais allée en Afrique, c’est donc une grande première pour moi. Dès que nous sortons de l’avion, nous sommes assaillis par une vague de chaleur un peu étouffante qui nous plonge tout de suite dans l’ambiance du pays.

Le groupe avec lequel nous partons est composé d’une vingtaine de personnes, de tous âges et de tous horizons : des jeunes du Lycée Guérin accompagnés de leurs professeurs, des scouts, des étudiants et jeunes pros…

Tous les jours, nous nous rendons à la Cité Damien, sanctuaire de paix et de verdure, où les ouvriers et les animateurs s’affairent chaque matin, les uns pour continuer la construction du chantier de la bibliothèque et de la maison des volontaires, les autres pour préparer les animations de l’après-midi ou aider au potager.

Tous les après-midis, la centaine d’enfants inscrits aux cours de vacances de la Cité Damien se bousculent devant les portes. Certains arrivent même très en avance, quitte à attendre devant l’entrée qu’il soit quatorze heures, moment tant attendu qui marque le début des activités. Au début, les plus petits rechignent parfois à quitter leurs parents ou leurs frères et sœurs, mais cela ne dure pas longtemps. Les enfants sont enthousiastes de venir chaque jour et ils débordent d’énergie.

Ce que je retiendrai de ce merveilleux séjour à la Cité Damien, c’est la joie des enfants. Joie de pouvoir enfin découvrir ce lieu qui leur est dédié, joie de lire des livres, joie d’apprendre par le jeu… Et notre joie à nous, animateurs, c’est d’avoir pu en être les témoins.

 

India Mc Gowan

Soirée des amis et des curieux

Nous vous invitons à notre soirée annuelle, le vendredi 19 octobre 2018, à 20h au 81 rue de la Plaine (Paris, Porte de Vincennes). A travers des films et des témoignages, nous vous donnerons un aperçu d’un an de travaux, de bénévolat, de vie quotidienne et de grands événements à la Cité Damien.

Vous rencontrerez les membres actifs de l’association, ainsi que des bénévoles de retour du Bénin et vous découvrirez les premières images de la rentrée 2018 à la Cité Damien !
Que vous soyez ami de longue date, donateur, intéressé par une mission ou simple curieux, nous serons ravis d’échanger avec vous le 19 octobre.

Entrée libre, ouvert à tous.

Foulée Béninoise 2018, un pari réussi

Samedi 9 juin, 35 coureurs se sont élancés pour 5 ou 10 km à travers un beau parcours boisé à Vincennes. Chacun d’eux a réussi haut la main le pari de réunir au moins 250€ pour aider le Centre Damien à aménager la nouvelle bibliothèque qui ouvrira à l’automne. Tous ensemble, grâce à votre générosité, et avec le bel élan donné par nos coureurs, nous avons réuni plus de 14000€. C’est une belle réussite pour ce pari sportif et solidaire qui nous a réuni le temps d’une course et d’un déjeuner convivial.

Vous trouverez quelques photos de la course en cliquant ici.

Nous serons heureux de vous compter parmi nous, coureurs, donateurs et sympathisants, pour la prochaine édition de la Foulée Béninoise, le samedi 8 juin 2019.

Vous n’avez pas eu le temps de faire un don ? C’est encore possible de contribuer à la cagnotte en donnant ici !

Lien vers l’album photos de la Foulée Béninoise 2018

Concert sur l’eau, jeudi 5 juillet 2018, à Paris

L’association Centre Damien de Molokaï est heureuse de vous convier à un concert aux couleurs de l’Afrique, sur la Péniche du Jardin Sauvage, 10 quai d’Austerlitz, Paris.
Cette année, nous accueillerons le groupe Soriba Sakho & l’Esprit mandingue ! D’influence du Sénégal et de Guinée, l’orchestre se fera un plaisir de faire bouger son public au son irrésistible des grooves afro-mandingues.
Le concert sera suivi d’une scène ouverte
L’entrée est à 5€. Tous les bénéfices de la soirée seront reversés au Centre Damien, pour le lancement du centre de loisirs.

Sing for the children !

Le chœur de chants gospels et africains « Sing for the children » (« Chantons pour les enfants ») a été créé en septembre 2017 par l’association Centre Damien de Molokaï.

Le chœur, composé de 30 jeunes adultes, amis de l’association, se produit dans différentes villes en France et à l’étranger (Luxembourg), pour sensibiliser son public à la mission portée par le Centre Damien et lever des fonds pour la soutenir.

Il est dirigé par plusieurs chefs de chœur, musiciens professionnels, amis de l’association également : Philippe Brocard (soliste du Chœur de l’Armée française et pianiste professionnel, notamment auprès du Chœur gospel Pic’Pulse), Hélène Schmit (chargée de médiation musicale à la Philharmonie de Paris et pianiste de talent) et Serge Gougbèmon (fondateur et chef de chœur de Pic’Pulse).

Tous les acteurs de ces concerts (musiciens, ingénieurs son, choristes et chefs de chœur) se produisent bénévolement pour permettre de reverser la totalité des recettes au Centre Damien de Molokaï.

Lors du concert du 3 juin à St-Martin de Rennes, vous pourrez entendre certains des tubes gospels :« Lift up your hands », « African Psalm », « N’kosisikeleli Afrika », mais aussi de nombreux nouveaux morceaux, issus notamment du répertoire sud-africain et de la liturgie sénégalaise et béninoise.

« Est-ce qu’on peut revenir demain pour la bibliothèque ? »

Nous sommes lundi, aujourd’hui nous ouvrons les inscriptions pour les 3 journées d’animations des vacances. Les enfants arrivent peu à peu. Ils répondent timidement aux questions que nous leurs posons pour les inscrire. Nous en profitons pour leur expliquer le programme.

Des sourires se dessinent sur leurs visages quand nous leur parlons de l’espace bibliothèque que nous proposerons pendant les 3 jours. Première surprise, à l’inverse des enfants en France qui rechignent plutôt à ouvrir un bouquin sur leur temps libre ; les enfants béninois qui n’ont pas un accès facile à la lecture sont très enthousiastes à l’idée d’avoir le temps de lire.
En discutant quelques minutes avec eux, je me demande ce que je vais bien pouvoir leur proposer le lendemain. Quels jeux vont-ils bien vouloir faire ? Qu’est ce qui va leur plaire ? Comment allons-nous parvenir à les faire se sentir à l’aise avec tant de nouveautés ?

Mardi. Ça y est, c’est parti, les enfants vont commencer à arriver d’ici quelques minutes. Le matériel est prêt, nous avons prévu plusieurs ateliers et jeux d’expressions, ainsi que quelques jeux sportifs. Sous la paillote, nous avons installé le coin bibliothèque. Les enfants arrivent au compte-gouttes, et s’installent calmement avec un livre. Les minutes filent et ils sont tous plongés dans leurs histoires. Je les observe discrètement. Ils sont si concentrés que je n’ai pas envie de les déranger. Je leur laisse quelques minutes de plus que prévu pour profiter de ce moment de calme. Après quelques jeux pour faire connaissance, nous leurs proposons trois ateliers : un à la bibliothèque où il faudra essayer de raconter l’histoire qu’on a lu,  un second où nous ferons de l’initiation aux mimes, et un dernier avec quelques jeux de sociétés. Les enfants découvrent avec une petite appréhension ces activités inhabituelles pour eux. L’atelier mimes et bibliothèque sont très silencieux, je suis impressionnée par le calme et la capacité d’attention de ses enfants. Ils ouvrent de grands yeux devant les adultes qui leurs montrent comment mimer une girafe ou un éléphant. A l’atelier jeux, une partie endiablée de Dobble est lancée, au milieu des « mais euh comment ça s’appelle ce truc là ? » , « euh…euh…donisaure euh dinosaure! », des éclats de rires résonnent , ça y est , ils jouent ! Après les ateliers, nous nous dirigeons vers le terrain de sport, nous leurs proposons un « ambassadeur », un jeu où les joueurs doivent faire deviner des mots à leurs équipes uniquement en mimes. Pas facile pour ces apprentis joueurs de trouver comment faire deviner le mot « arrosoir ». Nous poursuivons par plusieurs jeux sportifs, un « poisson-pêcheur » tous ensemble, où les animateurs s’amusent autant que les enfants ! Nous faisons une petite pause pour boire un peu et prendre le temps de dire ce que l’on a pensé de la journée. Les enfants parlent tour à tour de ce qu’ils ont préféré. Pour la plupart, ce sont les livres qu’ils ont préféré !
Pour terminer, nous sortons ballons de foot, frisbee, corde à sauter, et diabolo. Le terrain de foot est le lieu d’un match enflammé entre des enfants qui jouent pieds nus et quelques animateurs passionnés. Il est déjà 18h, les enfants ne veulent plus quitter la balançoire, et ont hâte de revenir demain ! Anouck, me dit en partant « c’était trop amusant ! ».

Mercredi. Les enfants arrivent et se plongent directement dans les livres. Aujourd’hui, nous proposons deux ateliers pour commencer : l’atelier bibliothèque qui a eu beaucoup de succès hier reprend. De l’autre côté, nous allons apprendre une chanson ! « Le petit coupeur de paille ».

On s’échauffe la voix, on apprend les phrases une à une, les enfants semblent apprécier cette petite chanson. Quand tout le monde l’aura apprise, nous pourrons essayer de la chanter en canon. Ensuite, nous nous retrouvons tous ensemble pour un nouveau jeu de mime. On apprend cette fois-ci à mimer des émotions ! Au début du jeu, les enfants ont pioché chacun une émotion, et ils doivent tous la mimer en même temps, et retrouver celui qui a pioché la même que lui ! Pas facile pour les enfants qui n’ont vraiment pas l’habitude ! On recommence le jeu avec des animaux. On les sent plus à l’aise qu’hier, et ça devient plus facile de retrouver son binôme.
Comme on sent qu’ils y prennent goût, nous faisons un dernier tour, où il faut chacun son tour mimer devant les autres un animal avec une émotion. Nous voyons donc défiler devant nos yeux une girafe qui a froid, un hippopotame apeuré, et un lion joyeux !

Ensuite, nous essayons de chanter tous ensemble le « petit coupeur de paille » en canon ! Les enfants nous impressionnent d’avoir appris en si peu de temps cette petite chanson. Après une pause goûter bien méritée, nous regagnons le terrain de sport, les enfants chantent en chœur et en tapant des mains « le petit coupeur de paille, le petit coupeur de blé ». Nous proposons un « chef d’orchestre » , jeu de rythmique et d’énigme.

Puis nous ressortons les ballons, les Frisbees, et les corde à sauter. Quelques uns courent vers la balançoire, d’autres tentent maladroitement de jouer avec les diabolos, un match de foot s’organise, la journée se termine par un concours de corde à sauter endiablé ! A demain !

Jeudi. Bon ça y ‘est c’est le dernier jour d’animation, qu’est ce que c’est passé vite !

Comme à notre habitude, nous commençons l’après-midi par un temps de lecture pour chacun. Sergio, un petit garçon de 7 ans qui est arrivé très en avance, s’est endormi sous la paillote. Tous les enfants chuchotent pour le laisser dormir. L’ambiance est apaisante, chacun plongé dans son livre, à dévorer les images des contes que nous avons apporté. Puis, vient l’heure des ateliers, nous réveillons tout doucement Sergio, l’animation peut commencer.
Aujourd’hui, nous proposons deux ateliers de mimes, parce que nous savons d’une part que cela leur plaît mais aussi, parce que nous souhaitons leur proposer des jeux d’expressions pour qu’ils s’y sentent plus à l’aise. Les plus aguerris en mimes, vont devoir relever le défi d’écrire et de mimer une petite histoire qu’ils joueront devant les autres tout à l’heure. Pendant ce temps, les plus jeunes vont s’entraîner à mimer une histoire racontée par un adulte.
Lors de la création de l’histoire avec les plus grands, je prend en pleine figure le fossé culturel qui se dresse entre nous. Très vite, l’histoire prend des teintes du Bénin que j’aime bien : la balade dans la brousse, la rencontre avec des animaux sauvages, l’eau à aller chercher au puits ; mais aussi des teintes qui me rende plus perplexe : la dureté des adultes avec les enfants, la pauvreté …   Les enfants complètent l’histoire avec des bouts de la leur, je perçois dans leur récit des événements qu’ils ont un peu vécus. Ils sont si jeunes, mais j’ai le sentiment qu’ils ont déjà tant vécu. A la fin de l’atelier, nous mimons et racontons l’histoire au reste du groupe, tout le monde applaudi. Les acteurs arborent un regard plein de fierté qui en dit long.

Nous allons nous défouler un peu au terrain de sport, dans une grande partie d’épervier !

La chaleur est étouffante, alors nous proposons un jeu plus calme, à l’ombre des palmiers. Après un « Jacques a dit » plein de rires, il est temps de préparer la messe !
Je prends ma guitare, et nous apprenons ensemble aux enfants, le chant « Je sais que tu veux mon bonheur », un chant à gestes joyeux et entraînant ! Nous gagnons le fond du parc, où se dresse une chapelle naturelle, pour célébrer une messe où les parents et ouvriers du centre Damien sont invités.

Pour terminer cette belle journée, nous proposons aux enfants de chanter encore un peu, et nous faisons quelques interviews des enfants en vidéo sur les 3 jours vécus.
Enfin, il est l’heure de se quitter. Les enfants se dirigent vers le portail en chantant gaiement « Je sais que tu veux mon bonheur ». Puis quelques uns font demi-tour en courant vers nous : « Est-ce qu’on peut revenir demain pour la bibliothèque ? »

 

Claire Cantin, février 2018